MAD MEN Intégrale, 7 saisons (créée par : Matthew WEINER)

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 ★★★★½ 

Série – 7 saisons
Avec Jon Hamm, Elisabeth Moss, Christina Hendricks, John Slattery

conseil

« Mad Men », littéralement les « hommes fous ». Mais c’est d’abord le surnom que se sont donné les publicitaires newyorkais des années 50 (provenant de « Ad men », « Ad » signifiant « pub »). Nous sommes dans les années 60, à New York donc. Parmi toute l’équipe de l’agence Sterling Cooper, nous n’avons d’yeux que pour un homme : Don Draper. Un homme ? Que dis-je ? Un demi-dieu, oui. Aussi charismatique que Sean Connery époque « James Bond », aussi influent dans son boulot qu’Al Pacino dans « Le Parrain ». Ajoutez à cela la jolie maison, une grosse voiture et, of course, sa femme Betty : blonde, mince et belle, mère de ses deux adorables enfants. Voilà pour le tableau idyllique. Mais ces sixties auront dans « Mad Men » une saveur beaucoup plus proche de l’amertume  de « La fenêtre panoramique » de Richard Yates (même s’il s’agit des années 50 pour le coup) que du très sucré « Martine petite maman ». En effet, dès les premiers épisodes un doute émerge : qui est réellement Don Draper ? Quel fut son véritable passé ?

Bon de quoi ça cause ? En « apparence », de pas grand-chose : nous allons suivre le quotidien de Don Draper, de sa famille et de quelques-uns de ces collègues publicitaires. Mais sous ce verni apparemment très lisse, c’est toute la société américaine de l’après-guerre, fondement de notre époque, qui est passée au scanner : le libéralisme alors indiscutable et « naturel », le sexisme, le racisme, l’alcoolisme et j’en passe.
Mais bien plus encore, « Mad Men », à travers toutes ces approches, tous ses personnages et leurs parcours, n’aborde au final qu’un thème essentiel : l’identité. Ou comment exister auprès des autres dans ce monde impitoyable quand l’apparence et le fric sont les seuls piliers qui tiennent. Avec comme corollaire pour beaucoup, Don Draper en tête : la solitude. L’ultra-moderne solitude comme dirait l’autre.

Si l’expression « le diable se cache dans les détails » devait son existence à une œuvre, il s’agirait sans aucune discussion de « Mad Men ». Cette série, que beaucoup considèrent comme la plus réussie de tous les temps, est un chef d’œuvre qui ne saura s’apprécier qu’à la seule condition d’avoir un peu d’attention et de réflexion. D’aller au-delà des apparences justement. Les dialogues sont très présents et il faudra avoir la patience de l’ours, qui attend faussement indolent, pour choper le bon poisson quand il sortira de derrière son caillou le moment venu.

A noter enfin une galerie d’acteurs absolument formidables au premier rang duquel on retrouve la magistrale Elisabeth Moss dans le rôle de Peggy Olson. Mais aussi Jon Hamm qui aura du mal à faire oublier qu’il fut Don Draper ; Christina Hendricks en parfaite ambitieuse (Joan Holloway) ; Vincent Kartheiser qui réussit à nous émouvoir en tête à claques (Pete Campbell) ou encore l’ignoble et attachant Roger Sterling, rôle clef pour John Slattery. Et tant d’autres.

Christophe

bande annonce V.O.

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