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DDRMT Rallye de La Sarthe 2015

Comme l’année passée nous sommes accueillis à La SUZE/SARTHE pour ce 2é rallye de la saison. Le camping municipal est mis gracieusement à notre disposition, un vrai parc coureurs avec toutes les commodités nécessaires. L’installation terminée je vais reconnaitre une partie du routier. Moins vicieux qu’en 2014 mais tout autant truffé de petites routes qui partent dans tous les sens. Mais j’aime bien, au moins il y a de la navigation.

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Pour l’étape de jour ce sera départ « à bonne heure » vers le Circuit Bugatti où nous effectuerons les 4 tours de la première spéciale. Nous reviendrons à La Suze pour repartir vers le sud du département sur une boucle avec deux spéciales à parcourir deux fois. Pour la nuit plus de circuit, uniquement deux fois la boucle vers le sud avec ses spéciales.

Le soir je retrouves les potes. J’ai une pensée pour Papy Thoum que j’avais vu ici il y a un an et pour ses amis Bretons. Aucuns d’entre eux n’est là cette année.

Vendredi matin je vais reconnaître les spéciales routières. Celle de Clermont-Créans (ES2-4-6-8) est assez rapide dans sa première moitié, mais quand même un ou deux virages qui ferment un peu. Arrive ensuite une subtilité des organisateurs : à une « patte d’oie » où plutôt que de rester sur la route principale avec une courbe à gauche (certainement très rapide) nous prenons la route en face que l’on descends sur 20m pour remonter immédiatement par une épingle à gauche sur la  route principale. Gros freinage en perspective !

Plan_SP_Clermont-CreansOn termine par une partie rapide mais un peu tôle ondulée.

La spéciale de Luché-Pringé (ES3-5-7-9) est rapide sur une première grande partie. Dès que la route s’élève on rentre dans un bois et c’est le début du plus technique. Un S suivi d’une bonne accélération qui nous amène vite sur une épingle à gauche, nouvelle bonne accélération et nouvelle épingle à gauche en descente.

J’effectue plusieurs passages dans chaque spéciale en prenant des points de repères, assez évidents, qu’il faut mémoriser. Je continue mes recos par la fin du routier.

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Les contrôles administratifs et techniques de l’après-midi me déclarent bon pour le service. Je vérifie de n’avoir rien oublié pour samedi et pense à m’organiser pour que le ravitaillement essence soient le plus aisé possible. Après quoi je vais retrouver les potes pour une soirée entre amis relativement courte et sérieuse… C’est que les premiers départs pour le Bugatti sont prévus à 7h30.

Le réveil programmé n’était pas nécessaire. Le parc coureurs s’amine assez tôt pour que personne ne soit en retard au premier pointage. Hélas la météo ne s’est pas trompée : le soleil de la veille à fait place à un temps maussade. Il a plu un peu cette nuit et le ciel couvert laisse envisager bruine, voir averses, pour la journée. Comme tout le monde je suis largement en avance au CH de départ, l’attente y semble moins longue. Départ frais mais sans pluie, c’est déjà ça. Les routes sont entrain de sécher. Arrivée au Bugatti sans problème.

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Il faut enlever sacoche de selle, de réservoir, sac à dos, etc. avant la mise en pré-grille. Cette année je n’oublie pas non plus « l’aérodynamique » veste de pluie. La première série se termine. Les concurrents  nous préviennent : « Gaffe les gars, ne sortez pas des trajectoires c’est hyper glissant. Et même sur les trajectoires soyez prudent, ça glissouille ». Pas l’idéal pour faire mieux qu’en 2014.

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Tour de chauffe prudent, tout le monde scrute la piste. C’est parti pour le premier des 4 tours, un peu en méfiance. Je n’oublie pas de déhancher d’autant plus que la piste est annoncée comme glissante. Des plus rapides me doublent. Pas grave, mon but est de finir. 2é tour, je me lâche un peu plus. Au virage de La Chapelle le pneu arrière décroche brièvement… frayeur ! Plus loin je vois un concurrent dans le bac à graviers, puis un autre à terre au S Bleu.

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Tout cela calme mes ardeurs. Au 3é tour il commence à bruiner. Je décide d’assurer la fin de spéciale. Au Garage Vert le concurrent qui me précède tire tout droit. Je commet l’erreur de le suivre du regard. J’ai bien failli l’accompagner. Heureusement un éclair de lucidité m’a fait reprendre la piste des yeux, ouf ! Je termine la spéciale à la 120é place sur 149 concurrents au départ. Retour à La Suze où une grosse coupure nous attend avant de poursuivre l’étape de jour. J’en profite pour compéter l’essence et manger un morceau, on n’est jamais trop prudent.

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Mise en place terminée pour les commissaires, c’est à nous d’y aller. Je roule en groupe avec les concurrents qui me précèdent, Audrey et Sylvain. Pointage à l’heure et première file d’attente, apparemment pour une chute. Les infos remontent jusqu’à nous : attention aux graviers dès le premier changement de direction que l’on aperçoit de la ligne de départ. C’est noté.

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Les départs reprennent pendant que je me remémore le tracé.  C’est à moi. Bien qu’ayant reconnu je manque de me faire surprendre par un droit un peu serré. Je frôle les pâquerettes mais ça passe. J’arrive sur LE piège de cette spéciale : freinage avant de descendre les 20m, épingle à gauche et relance. Il y a même un signaleur qui matérialise l’épingle des fois qu’un « optimiste » aurait l’intention d’aller tout doit… Je passe en 2, bien à droite pour suivre sur la bonne trajectoire. Je suis 102/146.

Direction l’ES3  à travers la belle campagne Sarthoise mais sous un ciel menaçant. Nous roulons toujours groupés avec Audrey et Sylvain. Ce dernier ouvre la route avec assurance. Nous pointons dans les temps avant une nouvelle courte attente au départ de la spéciale. Idem, je me remémore le tracé à l’approche mon heure. C’est à moi. Ligne droite de départ, gauche rapide, je monte vers le bois et je serre à droite pour me placer dans le gauche qui suit.  J’enchaine dans le droit où je sort large. Je coupe un peu les gaz, ça passe mais j’ai perdu du temps ; ré accélération, sortie du bois. Passé un tas de fumier (repère que son propriétaire a eu la bonne idée de ne pas enlever) je suis vite dans l’épingle à gauche. Sylvain m’avait prévenu mais je suis quand même surpris : elle se referme plus que je ne croyais. Là encore je perd du temps en sortant dans l’herbe. Heureusement je ne tombe pas. Dernière épingle et c’est l’arrivée. 106/142.

Je continue sur le prochain CH, toujours avec les mêmes potes. Il y est prévu 15″ de pause. Mis à part quelques discussions entre rallymens (et womens)  j’en profite pour essayer de voir comment je peux améliorer mon passage dans les spéciales. Fin de la pause et en route pour la 2é boucle qui nous ramène directement sur l’ES4. Pas d’attente ce coup-ci. J’anticipe bien le virage où je suis sorti large, ça passe plus propre. Arrivé sur LE piège je rentre les rapports, le moteur gueule-trop (?). Je ré accélère, la moto part en weeling, je suis sur le côté gauche de la route, mal placé pour la suite. Ma roue avant se pose dans l’herbe. Je ne sais pas comment… mais ça passe. Les cris des spectateurs me confirment que ce coup-ci j’ai bien failli m’en mettre une ! Ca fait le spectacle mais ce n’est pas bon pour le chrono. Malgré ça, à mon grand étonnement je suis 82/141 ?!

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En continuant vers la spéciale suivante je comprends mon erreur : j’étais redescendu en première (moteur qui gueule trop) et je suis revenu sur la route supérieure (qui forme une sorte de marche) pile au moment où je repassais en 3, d’où gros délestage de l’avant.

Avant l’ES5 je me reconcentre sur cette dernière spéciale de la journée. Un peu de bruine par-ci par-là mais pas assez pour mouiller la route. 3-2-1-top. J’essaye d’affiner mes trajectoires, je rentre dans le bois, gauche-droit je passe plus enroulé, idem pour l’épingle suivante. J’ai tiré les enseignements de mon premier passage : 89/141.

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Direction le CH suivant où il n’y a pas de pause ce coup-ci. Il faut en outre rester concentré car à la sortie du pays nous filons sur La Suze. Attention à un automatisme qui nous ferait reprendre la 2é boucle. Pour autant les temps sont larges, une petite erreur n’aurait pas trop de conséquence.

Pas de souci, je pointe à l’heure à l’arrivée de cette première étape. Je suis 100/139 au scratch jour et 12/15 dans ma catégorie (sport2). Ca me convient très bien, d’autant plus que j’ai failli ne pas terminer…

Nous avons 1h30 pour nous préparer pour la nuit. En ce qui me concerne ça se limite à faire l’essence, manger un morceau et ne pas oublier le café qui va bien. Bien sûr je vérifie le fonctionnement correcte de mes feux additionnels. Moralement je me dis que ça va pour l’instant, je suis à ma place. La bruine se faisant plus insistante l’adhérence va changer, l’essentiel est de terminer. Pas d’excès de zèle, j’éviterai de me mettre au tas. C’est l’essentiel.

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Fort de cette motivation je part pour l’étape de nuit. Je rattrape Audrey puis Sylvain que je décide de suivre tout en gardant un œil sur le RB, on ne sait jamais. Hélas, 5km après le départ je me rend compte qu’avoir 2 yeux ne veut pas dire faire 2 choses en même temps. L’oeil gauche suit  Sylvain devant, le droit essaye de suivre le RB en même temps… pas faisable ! D’un seul coup le carrefour annoncé est devant mes roues !!! Il pleut, la route est mouillée et je suis en code.

Je freine, la moto glisse, je relâche la pression sur les freins, ça raccroche. Je tourne tout en freinant léger léger. Ca va passer, ca va passer… manque de bol je perd l’avant. Je tombe relativement doucement et me paye une petite glissade jusqu’au bas-côté où la moto vient labourer. Les concurrents qui me suivent s’arrêtent immédiatement et m’aident à relever la moto (au passage un grand merci à Sébastien COLLET n°299). Il y a l’équivalent d’un sceau de terre coincé sur le moteur ! Le sélecteur est tordu. Je décide d’abandonner plutôt que de risquer une deuxième chute en cherchant une vitesse. Je pourrais essayer de détordre, mais si il casse je suis dans la m*rde pour rentrer au parc. Arrive le PSR qui gentiment me raccompagne jusqu’à La Suze. Décidément il était écrit que je ne terminerais pas !!!

Au parc j’examine la moto. Outre le sélecteur, le pare-carter est tordu, quelques trucs sont rayés (bout de guidon, plastique, etc.), mais rien de grave. Mes vêtements pluie sont transformés en confettis, la visière de casque est rayée, mon pantalon cuir est déchiré au genou gauche et la coquille est rayé : on ne dira jamais assez l’utilité de ces protections. En fait je crois que tombant à faible vitesse j’ai protégé la moto. J’aurai un peu d’occupation en rentrant à la maison. En attendant je vais me changer et je reviens attendre les copains pour la fin du rallye et la soupe à l’oignon qui va avec.

Deuxième rallye de la saison et deuxième abandon, ça me fait un peu caguer quand même. Il y a des enseignements à tirer de tout ça et à appliquer au prochain pour moi : Le Beaujolais.                                                                                                                                                                                              A bientôt et merci de m’avoir lu.

V. Lino

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DDRMT Rallye du Var selon Kduke

allye du var 2015

Thierry :
premier rallye de l’année dans une region mediteranéenne au climat si doux.

jeudi je prend la route avec lino , mon compère des rallyes , et arrivée sur le paddock , au palais des sports de toulon , à 14H , instalation et dechargement des motos .

la soirée se poursuit , bien arrosée drunken king  ça papote

on part decouvrir le parcours du routier , lino , qui veut preserver ses pneus , en voiture et moi, qui ai besoin de découvrir encore la moto , d’abord de la ville , les departs et arrivée se feront de la plage du mourillon à 10mn du paddock , pas terrible pour l’ambiance !
direction le mont faron ou , je ne pourrais pas aller , recos interdites en deux roues , je passe à coté donc et prend la suite du parcours par une petite route sinueuse D62 qui me permet de tester le comportement de la bm , en plus le temps est magnifique:sunny:  et la route très propre
à la fin de cette route , nous prenons la montée du castellet , un billard ! mais attention aux képis
arrivé à gemenos la spéciale du col de l’espigoulier est à droite , mais toujours pas de reco possible en moto, evitement donc par auriol et montée dans le massif de la sainte beaume très jolie routes dans les chenes puis retour sur toulon par soliès pont , encore de la ville Basketball  pas top , va falloir faire du gymkana , surtout un samedi !on va faire cette boucle trois fois de jour et deux fois de nuit , le road book est facile , se sont pas cassé la tete les organisateurs
je rentre au paddock , c’est l’heure de l’apéro  , ben oui c’est du sport le rallye
lino a déja attaqué avec des potes rallyman , l’ambiance est vraiment sympa en rallyes , nous faisons la conaissance de notre voisin un ex moniteur de la police qui a courru en promosport et qui partira en anciennes avec une r 90/6 : sur la photo sous le barnum:
le paddock :

direction le dodo , demain aprem arrivée du team 125 2 temps , philippe et thierry , et fin des recos , les spéciales et administratif controle technique !
reveil sous un ciel chargé , ça s’arrangera dans la journée avec le retour du sunny
comme prevu je pars reconnaitre les spéciales en voiture ,
mont faron : petite route etroite avec une vue magnifique sur la rade de toulon , bon on aura pas trop le temps de regarder , surtout qu’il y a plein de trous , racines qui soulevent le bitume , graviers , parties mouillées ( source )
espigoulier : alors la c’est l’inverse , un circuit avec un revetement magnifique , le terrain de la bm quoi

un dernier petit tour en moto , histoire de profiter du soleil revenu et direction l’administratif

je me retrouve dans la queue avec laurent filleton et florien derrien des top pilotes 2eme et dans les cinq l’an dernier papotage avec eux , filleton est passé d’aprilia à ktm , il a la superduke 1290 , très sympa ! on a bien rigolé , ça a passé le temps

puis le controle technique

je me retrouve à coté de patrick curtat , un pote de quand j’etais jeune     qui a fait tous les moto tour , les rallyes du vercors , le monte carlo et oui ça a existé , dix jours de courses 45 spéciales !!  il est toujours dans les dix et à fait deux dans un moto tour

marc troussard , plusieurs fois champion de france , un pitre  jocolor  cette année il est en scooter !

voila tout fait , le team 125 est arrivé ….. APERO !!!!!

puis briefing

après une bonne petite soirée , pas de photos !!!!!
dodo !

samedi

les departs vont s’echelonner comme suit :
premier depart toniutti à 8H
lino 8H30
thierry 8H35
moi 8H59
phil 9H12
le temps est maussade , la météo annonce la pluie pour milieu de journée , on espère tous faire un tour sur le sec
lino et le team 125 ont des fourmis dans la poignée et partent en direction du mourillon à 7H45 , pas en retard  Basketball
pour moi 8H35 sera suffisant  Sleep
j’ai bien fait car quand j’arrive au mourrillon je vois ça :

 

tout le monde attends debut de la journée galere , sur la spéciale du mont faron plusieurs versions : les gendarmes pas arrivés , la radio qui marche pas , les ecolos qui font chier ……etc on attendra pluus d’une heure , toniutti partira à 9H15 et la première spéciale sera neutralisée , on passera dessus donc en routier ! snif
ensuite direction la deuxieme spéciale via la D62 route sympa , je roule de concert avec mes deux suivants , deux 800 GS  leur premier rallye à tous les deux et on a convenu de rouler ensemble , un des deux maxime envoie du gros , je peine à le suivre dans le sinueux , la suite me confirmera ses talents et le deuxieme marc roule bien aussi !
on arrive à la deuxième spéciale et je vois ça :

deuxième galere , un pilote le dixieme est tombé et s’est fait mal , ambulance pompiers etc
résultat une heure d’attente , il est midi et comme prévu la pluie arrive , sympa comme début de journée !en plus les prévision annoncent ce temps pour tout le rallye !
ça commence à me prendre la tete et je decide de finir la boucle et de rentrer au paddock , je pars pour la spéciale en mode lopette à tel point que thierry avec sa 125 va me poser en temps
route du retour sous une bonne pluie et retour au paddock la ,je retrouve thierry et sa 125 qui arrete aussi phil va nous rejoindre aussi ils en bavent en 125 !
voila rallye fini pour nous , j’ai hesité à repartir pour la nuit mais les conditions sont restées pourries du coup je reste au paddock et la dream team 125 aussi surtout que l’heure de l’apero approche ! oui , je sais , mais fallait bien que l’on se remonte le moral !!
lino continue courageusement , il fera la premiere boucle de nuit aussi    une boucle de jour a été supprimée et la deuxième boucle de nuit , les spéciales neutralisées  lol!   pas terrible tout ça pour le premier rallye de toulon !
en fait marquants , dans la troisieme montée au col de l’espigoulier mes deux comperes en gs iront jusqu’au bout    et maxime se paiera le luxe de gagner la spéciale de l’espigoulier devant vellardi et toniutti qu’il releguera à 6 s ! et ils finiront,  dix et dix sept du rallye
bon week malgré les conditions grace à l’ambiance et les recos , bof pour la nouvelle orga de fontan 150 pilotes au départ 70 à l’arrivée  , un paddock separé du départ et arrivée , un routier bidon ,le faron très glissant à cause de la resine des pins sous la pluie !
on range tout le lendemain et avec le retour du soleil retour à la maison non sans un pique nic organisé

Lien des photos :

https://plus.google.com/photos/111172915697608774719/albums/6129739699216707825

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DDRMT Rallye de Toulon 2015 Selon Lino

Reportage de notre Denis national et Photos du rallye du Var de Thierry P sur le lien suivant .

Photos du rallye du Var 2015

J’arrive sur place le jeudi 19 mars avec un pote, Thierry. On s’installe là où on peut en prévoyant que l’on va être rejoint par deux autres concurrents le vendredi. Quelques papotages avec les amis du rallye et je pars en reconnaissance en voiture. En effet, recos des ES interdites en « deux ou trois roues à moteur ».

IMG_1216Le parc coureur est à 3km du départ des étapes, pas top ça. Du départ on doit effectuer un parcours routier d’environ 150km comportant 2 spéciales : une dans le Mont Faron (que l’on empruntera à contresens de la circulation normale) et une dans le Col de l’Espigoulier. Chacune des spéciales fait environ 4.7km, ce qui est assez long. Ce parcours est a effectuer 3 fois de suite sans pause entre chaque tour. Donc au total 450km et 6 ES pour l’étape de jour. Pour l’étape de nuit il est prévu 2 tours, donc 300km et 4 ES.

Pas de reconnaissance de l’ES1 (3/5/7/9) du Faron sauf à pied, je n’ai pas le temps, je verrai demain. Dès le départ il faut sortir de Toulon, tout le routier est en ville. Ce n’est pas terrible. On ne trouve la campagne que quelques km après le Faron, et encore la zone est très résidentielle. Le Beausset, Circuit Paul Ricard,  Cuges les Pins, Gémenos, routier facile et sans surprise qui nous amène au départ de l’ES2 (4/6/8/10). Si le Mt Faron est une « route à chèvres » comme je pourrai m’en rendre compte, l’Espigoulier est une belle route, large malgré un léger rétrécissement dans la 2éme partie. A part une épingle qui se referme, pas de piège au début. Ca devrait bien enrouler. La 2éme partie est un peu plus technique.

On continue sur la Sainte Beaume que l’on traverse et où le routier est aussi assez simple. Arrivé à La Roquebrussanne il n’y a plus qu’à descendre vers Solliès-Pont. Ensuite, un nouveau long et fastidieux passage en ville, jusqu’à un rond-point qui marque le croisement des boucles suivantes et de la fin d’étape. Après une erreur redoublée à ce rond-point, style  » je sais que je dois aller par-là mais comme un c*n je vais là-bas », je rentre au paddock quand la nuit est tombée.

Je retrouve Thierry et d’autres potes « Rallyman » arrivés dans l’après-midi. Thierry connait le coin. Il sait où aller pour le repas. Douche et on ne traine pas trop, il fait un peu frais.

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Vendredi matin le vent a changé de direction et s’est renforcé. Ca ne présage rien de bon. La nuit a été chaotique, coincés que nous sommes entre une voie rapide et une rue très fréquentée qui dessert le port. Après le déjeuner je consacre la matinée aux dernières petites préparations de la moto. Pas de reconnaissance et pourtant j’aurais dû. Les spéciales sont longues, je ne suis pas allé voir la première et je n’ai fait qu’un passage dans la deuxième. Pas l’idéal pour mémoriser un maximum…

On mange au paddock puis on va aux contrôles. Bon pour le service. Ca va, je ne suis pas en fin de liste comme en 2014. C’est ça de gagner sur les heures de fin.

IMG_1228A 20h00 briefing pour tout le monde. Ensuite on attaque  charcutaille, fromages et autre produits du terroir.

On ne s’éternise pas dans la nuit, demain c’est du sérieux.

 

 

Samedi. Réveil à 6h30, toujours autant de vent et ça caille. Petit déj dans le camping-car des potes qui sont debout depuis 4h30 ! Et moi qui croyais me lever tôt… Présence au contrôle départ 10 minutes avant le départ. Compte tenu de la distance pour y aller j’ai le temps de faire surface et de me préparer tranquille. Avec le 262 (Thy) on se met en route vers 7h45. Arrivé sur place surprise : aucune moto n’est partie, tout le monde attend. Des imprévus retardent le départ de plus d’une heure. On papote avec les amis pendant que le vent se calme et que les premières gouttes arrivent. Je me dis que ça va s’arranger.

DSCN2218[1]Le premier s’élance enfin. Au pointage nous sommes informés que l’ES1 est neutralisée compte tenu du retard accumulé. Nous la passerons sans chrono. Bonne occasion de reconnaitre la route (?) du Mt Faron. Pas large du tout, au milieu des rochers et des pins, où nids de poules et graviers se succèdent. Ca débute par une enfilade de bouts droits, certains aveugles. On est rapidement dans une série de lacet avant d’arriver dans la dernière partie, assez rapide mais où il faut rester sur ses gardes : la route est toujours aussi étroite et les virages traitres. On continue vers l’ES2.

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Normalement les délais impartis entre chaque CH sont larges. Je prends mon temps, un peu trop. Je pointe en retard, donc pénalité. J’arrive au départ de l’ES2, l’Espigoulier. Là encore grosse file d’attente : un des premiers partants a chuté. Il soufre d’une double fracture tibia/péroné. La pluie, omniprésente depuis le Faron, se fait plus virulente. La brume accroche les sommets. Tout le monde s’équipe. Hélas, trop optimiste, je n’ai pas pris le pantalon pluie. Tant pis, faut bien continuer. Consolation : du fait de l’attente au départ les pénalités sont annulées.

Les départs sont de nouveau donnés. La route est détrempée. Quand vient mon tour j’oublie dès la première épingle que je suis dans une spéciale de rallye, qu’il y a un chrono, et que plus c’est mouillé plus il faut déhancher pour bien passer en courbe sans trop pencher la moto. Je suis en mode lopette, le mouillé c’est pas mon truc ! 129/144.

21023_1572110799724411_4389972876984395318_n[1]L’étanchéité du cuir, même graissé, s’amenuise au fil des kilomètres. Dommage ce temps, c’est pas aujourd’hui qu’on va profiter des paysages ! Comme toujours sur le routier, des groupes d’affinité de conduite se forment. La pluie se calme quand on redescend vers Toulon. Ca va peut-être s’arranger ? Du coup je continue, j’attaque le 2ém tour de jour.

10357734_814486238637592_6348468632910601527_o[1]La pluie revient petit à petit. Je m’élance pour le premier passage chrono (ES3) dans cette spéciale. Je découvre rapidement que la route est une savonnette, sans parler des gravillons et autres joyeusetés ! La roue arrière glisse au moindre freinage un peu appuyé. Dans les épingles c’est la roue avant qui décroche par à coup. Sorti des lacets je suis rattrapé par le concurrent suivant. Enfin c’est l’enchaînement de parties droites aux virages trompeurs, toujours aussi glissants. Ca ne m’inspire pas trop. 115/127.

Descente vers Toulon, légère accalmie  météo qui prend fin à la première remonté.   J’arrive à l’Espigoulier  pour le 2ém passage (ES4). Pas de file d’attente mais la route est toujours mouillée. Monté pas plus glorieuse que la précédente. 108/119. Je suis informé que le dernier tour est annulé à cause des retards accumulés. D’ailleurs le prochain CH est Plage du Mourillon, terme des étapes. Je suis dé-trem-pé !!! Les pieds pataugent, les mains barbotent, et niveau entre-jambe c’est plus « cerises à l’eau de vie » que « raisins secs »… Je commence à me demander si je vais repartir pour la nuit. Je pointe à l’heure au Mourillon où la pluie s’est calmée. Du coup je me dis que je vais faire la nuit. Ma première étape de nuit, je n’vais quand même pas me déballonner !

Retour au paddock où je retrouve les potes. Abandon pour Thierry dégouté par la météo, et y a de quoi ! Abandon pour Thy et Phil qui viennent de se rendre compte qu’à partir d’un certain âge la 125cc ça fracasse son bonhomme… J’ai à peu près 1h30 pour manger un morceau, sécher ce que je peux, changer ce qui doit  l’être et repartir. Un copain (Sylvain n°294) rentre à son tour. On se met d’accord, on repartira ensemble. Je démarre la voiture, chauffage à fond, je cale les bottes sur les pédales : ça fera au moins de l’eau chaude au départ tout à l’heure. La nuit risque d’être fraîche et je m’habille en conséquence sans oublier cette fois le pantalon pluie.

Le temps passe vite, c’est déjà l’heure. Encouragement des potes et c’est reparti… comme la pluie. 146 au départ ce matin, nous sommes 109 inscrits sur la liste de départ pour la nuit. J’arrive dans le Faron (ES7) pour ma première spéciale de nuit en rallye. Je me rends compte que j’ai oublié un truc important : la frontale fixée en bas du casque. Je pensais ne pas en avoir besoin. Erreur ! Beaucoup le font et je comprends pourquoi quand je m’énerve à essayer d’attraper mon carton de pointage. Dans le noir, les mains trempées, pas facile de trouver l’ouverture de la sacoche. Et une leçon, une ! Je me rappelle des glissades précédentes et je monte sans faire le kékou. Je suis très content des feux additionnels qui donnent vraiment bien. Je vois le 296 arriver dans le rétro, je le laisse passer. 82/97.

Malgré la pluie qui s’intensifie, rouler en groupe la nuit a quelque chose de magique. Je ne regrette pas d’avoir continué. Hélas je relâche un peu l’attention à l’entrée de Gémenos. Je prends à gauche au premier rond-point en pensant que les autres se plantent. Puis 1ére à droite comme précise le RB. Je ne reconnais pas la rue. PITAIN, c’est moi qui déconne ! Demi-tour pour aller rechercher le bon itinéraire pendant que le temps défile. Je rattrape une concurrente, la suis un peu puis la double. Retard au pointage et donc pénalités. Me voici à l’ES8. Un pilote (M.METTRA) me fait signe d’y aller sans trainer car je ne dois pas être en avance. Merci à lui. Comme à l’ES7, comme au pointage précédent, je m’énerve à essayer de trouver l’ouverture de cette foutue sacoche. Je m’élance alors que le chrono tourne depuis quelques secondes. Est-ce dû à la pluie, mais je trouve que j’y vois moins malgré les additionnels. 82/91

La spéciale terminée je découvre que j’avais oublié d’allumer le led faisceau long. Quel c*n ! Je râle contre moi-même. J’ai de nouveau les pieds et les mains trempés, et froids en plus. Par endroits la route est envahie par d’énormes flaques d’eau. Le brouillard fait son apparition. Heureusement le peu de circulation nous permet de rouler tous feux allumés les trois quarts du temps. C’est mieux pour voir arriver les traces d’hydrocarbures, les blaireaux, les renards, voir les sangliers pour certain(e)s pilotes. Une ou deux fautes de pilotage (bandes blanches, pavés, etc.) plus mes ratés précédents me font penser à l’abandon dès la fin de ce tour. Ca commence à faire beaucoup d’erreurs ! Et il y a cette météo. Je ne me fais plus plaisir.

Je quitte le parcours alors que « Marcus hymself » vient de me doubler avec un autre scootériste. Il attaquent le dernier tour, apparemment dans la bonne humeur. Je vais rendre mon transpondeur en tremblant. Pas de peur non, mais à cause du contraste entre le temps extérieur et la chaleur du hall du palais des sports.

Il est 23h00. Au barnum les copains m’on laissé de quoi me retaper après tant d’émotions.  Je me change rapidement et j’offre le whisky  à notre voisin de paddock. Arrive la concurrente rattrapée avant l’Espigoulier. Elle me confie avoir eu des problèmes d’humidité avec sa moto qui n’avançait plus et ratatouillait pas mal… je n’aurais pas dû la suivre, encore une leçon à retenir.  En tous cas elle a bien galéré pour rentrer ! Je vois aussi mon pote Serge qui a dû abandonner : il allait perdre dérouleur de RB et support. Pas de bol.

Nuit fraîche et humide, il n’a pas arrêté de pleuvoir. Petit déjeuner en se remémorant nos aventures et démontage-rangement approximatif de nos affaires en profitant de l’accalmie de la pluie. Ca n’empêche pas que l’on patauge un peu. De toutes façons il va falloir tout déballer et faire sécher en rentrant. On apprend que les deux dernières spéciales de nuit ont été annulée (brouillard). Les 71 concurrents restants ont quand même fait le tour de 150km pour être classés.

Thy et Phil nous quittent, il va y avoir des 125cc à vendre…  Avec Thierry on décide de prendre la route sans attendre la remise des prix. Retour sous un temps incertain qui nous oblige à squatter l’entrée d’un restau désaffecté sur une aire d’autoroute pour manger à l’abri. Nous refuserons du monde.

Bilan : scratch jour : 99/119 ; catégorie sport2 jour : 10/12 (mais il y a 2 Versys en tête, ça console… ) ; non classé scratch nuit et rallye : abandon.

Y a plus qu’à essayer de faire mieux au prochain, en espérant le beau temps