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160528 au 29 Rallye des Ardennes à SEDAN.

Comme d’habitude j’arrive le jeudi vers midi. Les amis (Jacques et Madame, Julien et son père, Guillaume, JP, et bien sûr « Le Baron ») sont déjà installés. L’organisation a bien fait les choses : les emplacements font 100m2, points d’eau-WC-douches sont prévus à proximité, PC course-restauration-buvette sont placés au milieu de tout ça. J’étais prévu à l’autre bout du parc mais je peux m’installer près des amis, bonne nouvelle.

pluie annoncée : la tente prend un peu de place sous le barnum.
pluie annoncée : la tente prend un peu de place sous le barnum.

Le rallye est composé comme suit : une boucle de reconnaissance/prologue (115km). Puis vient le début réel avec l’étape de jour et une boucle de 120km à parcourir 3 fois (6 spéciales).  L’étape de nuit se compose d’une boucle de 60km (1 spéciale) et d’une boucle de 120km (2spéciales). C’est donc un total de 655km qui nous attend. Soleil et chaleur, trop, ça sent l’orage de soirée. Vêtements de pluie dans la sacoche et je vais reconnaître le parcours de liaison. Il passe par toutes sortes de routes.  Ca va du chemin amélioré en sous-bois avec trous (signalés sur le RB) et plaques de cailloux amenée par les derniers orages, à la belle départementale. Quelques endroits où il faudra se méfier mais le tout est sympathique avec un passage en Belgique. Après la grand boucle j’enchaîne par la petite. Une manif de veaux (des vrais) échappés de leur pré me fera prendre conscience de l’étroitesse de certaines routes de campagne.  Je rentre sans avoir rencontré de pluie.

HAULME, au pied d'une spéciale.
HAULME, au pied d’une spéciale.

L’intendance est au top, la soirée a été joyeuse et on a bien rigolé à l’abri des barnums pendant que quelques averses se déversaient sur le parc. Après les rituels matinaux je vais reconnaître prologue (un peu différent de la grande boucle) et spéciales, bien sûr en voiture.

La première, ELAN, porte bien son nom. En montée légère,  rapide (très), c’est une succession de courbes plus ou moins larges. Peu de pièges, si ce n’est un droit qui referme un peu. Quant à la chaussée elle est en bon état. Seul un raccord interpelle un peu tout le monde : va-t-il déstabilisé la moto ?  Faut dire qu’on l’aborde sur une dernière ligne droite après une courbe qui se prend à fond. Ca va envoyer du gaz !

La deuxième spéciale, HAULME, est à l’opposé. Plus raide en pourcentage elle est aussi beaucoup plus technique et dégradée. Elle se compose de trois épingles entre lesquelles il n’est pas évident de se placer si l’on veut éviter les dégradations et avoir une trajectoire correcte. Elle se termine par un changement de direction  qui nous amène sur une ligne droite. C’est beaucoup moins évident qu’à Elan, d’autant plus il y a des traces d’hydrocarbures dans les épingles.

Le vendredi après-midi est consacré aux habituels contrôles où tout se passe bien. Vient le briefing pilote au cours duquel nous rendrons un hommage appuyé et émouvant à l’un des nôtres « GASTON », décédé lors d’une balade en moto.

Dodo pas trop tard ce soir, les choses sérieuses commencent demain. De nouveau de grosses averses viennent ponctuer la soirée et la nuit.

Je dois être en pré-grille à 8h02. Réveille à 6h30, parfait. J’ai largement le temps de me préparer. Un dernier encouragement aux amis et direction le départ.

Soleil au départ, parfait !
Soleil au départ, parfait !

8h12, c’est parti pour le prologue que l’on fait deux par deux. Je roule avec Sylvain (n°280), un pote. Nous avons quand même des horaires de pointage à respecter. Jusqu’à Haulme tout va bien. Là surprise : on se rend compte que l’on est en retard bien qu’ayant respecté les limitations et en n’ayant pas « jardiné ». Apparemment c’est pour tout le monde pareil d’où un gros bordel au pointage. Fort justement les pénalités seront annulées et il n’y aura plus de problème de ce type. Retour au paddock pour 1/2 heure de pause. Le temps est déjà chaud et le ciel un peu plus couvert que la veille.

Départ des choses sérieuses et attention au code de la route, le PSR veille déjà tout comme les gendarmes locaux. Arrivée à Elan pour le 1er passage. Un peu d’attente au CH d’arrivée car les temps impartis sont larges et tiennent compte de la circulation d’un samedi matin.

attente au CH d'Elan
attente au CH d’Elan

C’est à moi. On a bien repéré avec Sylvain et j’ai assez bien retenu les trajectoires. Les courbes rapides s’enchaînent. Un droite ne se referme pas comme on le croyait. Bien qu’aveugle il s’enroule bien. Par contre pour le dernier droit, sur une cassure, c’est l’inverse. On est vite sur le dernier gauche (vous avez dit rapide !) puis c’est le fameux raccord, qui n’a pas d’incidence, et l’arrivée. Je ne retiens pas mon temps mais en continuant je me dis qu’il faudra modifier un peu certaines trajectoires.

Pas d’erreur sur le routier où l’on avait levé quelques doutes avec Sylvain. On ne rate pas le CP qui a été implanté dans un village. Nous arrivons sans problème à Haulme.  Départ et première épingle à droite. La moto glisse un peu à la réaccélération,  Ca secoue pas mal. Epingle à gauche où la moto dérape carrément quand je relance. Je rattrape d’un coup de botte. Epingle à droite et re-glissade. Je me tiens au milieu où je pense que ça secoue moins. Arrive le changement de direction. Calmos, c’est limite glissade mais ça va. Du coup j’ai du mal à mettre à fond pour le dernier bout droit.

Je me demande bien ce qui provoque toutes ces glissages sur le sec. Il y avait des hydrocarbures mais quand même… ou alors les pneus qui commencent à fatiguer… j’ai peut-être percé ? Le retour se fera sans encombre, ce n’est donc pas une crevaison. En fait, en discutant avec les autres pilotes j’aurai confirmation que ca vient de l’état de la route. Il y a du gras, et plus qu’on ne croyait !

Après la coupure de 30mn je repars pour la 2éme boucle. 2éme passage à Elan où je m’emmêle un peu les neurones lors des anticipations de virages. Je sent que ça ne va pas être terrible. J’arrive à Haulme que je passe en mode tranquillou dans les virages, on verra bien le résultat mais au moins je reste debout. Retour au parc coureur, je vais voir mes résultats.

Elan 1 : 61/95, Elan 2 : 72/91. Catastrophe ! Je gamberge en essayant de me remémorer mon 2éme passage, ce que j’ai merdé. Je m’en veux et je m’engueule intérieurement.  Par contre Haulme 1 : 76/94, Haulme 2 : 76/89. Donc inutile d’aller se mettre au tas, autant assurer.  Je reprend la route pour la 3éme boucle et je me motive pour le 3éme passage à Haulme  qui arrive rapidement après une quinzaine de km.

Faut que je corrige le tir. « C’est rapide, sec et tes pneus n’ont rien. Alors… » C’est parti, je sent que ça va mieux, je me bouge un peu plus sur la moto. Dans la tête ça fait « vas-y, vas-y ». Ligne d’arrivée. Je pense être revenu au niveau de ma place du 1er passage.

J’arrive au CH d’Haulme. Le ciel a bien noirci, la route ici est mouillée. Les gouttes se resserrent. Le temps d’arriver au départ de la spéciale 200m plus loin et on comprend vite que l’on va s’en prendre une. Branle bas de combat, tous aux abris : les motards de base que nous sommes enfilent les vêtements de pluie en un temps record. Tant pis pour ceux qui ne les ont pas, faut continuer. Quant à moi je suis content de les promener depuis ce matin.

Je regarde les départs des concurrents qui me précèdent. Dès qu’ils accélèrent la moto dérape ! Déjà que ça glissait sur le sec, alors là…  Départ en douceur sur la poignée de gaz, épingles prises jambe sortie, sur la défensive, et accélérations en douceur. Arrivée franchie, et ça bougeait quand même. Retour au paddock où nous avons 30mn avant la boucle de 60km qui fera partie de l’étape de nuit bien que l’on parte de jour, ceci pour un point de règlement.

Je vais voir mes résultats. Yessssss ! A Elan je fais 59/88, j’ai réussi. A Haulme  62/87. Au scratch jour je suis 66/87, ça va. Mais je m’en veux quand même beaucoup de ce raté à Elan.

Je n’ai pas quitté les habits de pluie, heureusement. Je prends le départ des 60km sous des trombes d’eau, un déluge ! A quelques kilomètres de la spéciale d’Elan la pluie cesse. Les commissaires nous confirmes que la route est sèche. Ca c’est du bol, tant mieux.

Je me motive : « comme au 3éme Denis, comme au 3éme ». Et c’est parti. Ca va bien, je reste concentré. 53/70, nickel. Retour sur Sedan pendant que les orages assombrissent l’horizon.  Je me dis que la nuit va être humide. Nous avons 40mn avant le départ de la vraie partie nuit.

Pré-grille à 21h41’30 pour moi. Tout va bien sur la moto, je n’ai rien à faire. Un casse-croûte préparé par notre géniale assistance, un café, et je suis prêt à partir. La pluie a l’air de se calmer. Certes la route est mouillée par endroit mais sans plus. Le 8éme et dernier passage à Elan se fait toujours sur le sec. Je réussi à garder un rythme correcte en pilotant plus « de mémoire » qu’à vue comme bien souvent la nuit. Je termine 52/69, ça va.

En roulant vers Haulme pour l’ultime spéciale de ce rallye il ne pleut plus. Par contre nous croisons quelques nappes de brouillard. Au CH nous sommes informés que la spéciale est annulée, à cause du brouillard justement. Nous monterons en mode liaison. Je me dis que la route commençant à sècher, peut-être nettoyée par la pluie précédente, c’est dommage. Je comprend vite que l’organisation a eu raison. On y voit vraiment rien, avec ou sans feux additionnels.

Il est environ minuit quand nous rentrons sur SEDAN. Cela n’empêche pas les convives d’un restaurant de sortir pour nous gratifier d’une Holà sympathique. Arrivée au parc coureurs où tout les potes sont bien rentrés. Je me change et je vais rejoindre les amis pour une séance décompression autour d’un barbeuc et du verre de l’amitié.

Au scratch nuit je suis 46/68, j’en suis le premier étonné et ravi. Je termine 51/68 au scratch rallye… 2″6 derrière l’ami Pedro (n°282) qui est 50éme. Bravo à lui et dommage pour moi.

Je suis content pour Sylvain qui monte sur la 3éme marche du podium de notre catégorie derrière les habitués que Sont Maxime METTRA et David SAINJON. Quant à moi je suis 6éme… derrière Pedro 😕  😉

Je garderai un excellent souvenir de ce rallye. Beau parcours, 2 spéciales totalement opposée, supère organisation et accueil très sympa dans beaucoup de communes traversées, sans parler des encouragements sur la ligne de départ et la joie des gamins qui faisait plaisir à voir. Sûr, si tout va bien je serai à la prochaine édition 😀

Y a plus qu’à nettoyer la Versys, à changer les pneus, peut-être s’équiper pour avoir les résultats en temps réels… et aller à Cerdon.

 

 

 

 

DDRMT Rallye de l’Ain 2015

Trois semaines après le Beaujolais voici déjà le Rallye de l’Ain. Tout s’organise autour et dans le joli village de Cerdon. Très bel environnement avec des vues à couper le souffle que ce soit côté Dombes ou plus à l’Est côté montagnes. De plus c’est ici que l’on produit un délicieux vin rosé pétillant qui réjouit les papilles. La seule implantation du village au pied des  falaises vaut le coup d’œil et l’amateur de vieilles pierres aimera flâner dans les ruelles. Les spéciales de ce rallye sont les mêmes que l’année dernière. J’ai prévu d’y faire un tour vendredi matin. Installation terminée c’est avec la Versys que je vais reconnaître le routier. Il est composé de 3 boucles. La principale difficulté est dans la préparation du RB : il ne faut pas se mélanger dans l’ordre des boucles. Et bien sûr il ne faudra pas non plus s’emmêler les directions samedi. Avant le départ officiel nous effectuons un prologue passant par les deux spéciales. Nous sommes deux par deux et c’est sans chrono. Bonne idée qui aide ceux qui n’ont pu reconnaître. Ce prologue correspond à la boucle la plus courte (environ 40km). Vient ensuite le rallye proprement dit. Une grande boucle d’environ 80km que je ne connais pas suivi d’une autre de 80km également que l’on faisait en 2014 me semble-t-il, une troisième d’environ 50km que l’on faisait également en 2014, et une 4éme qui n’est autre que la reprise du prologue. Ca c’est pour l’étape de jour. Pour l’étape de nuit on enlève la 2éme boucle de 80 et on remet les autres dans le même ordre. Cela nous fait 8 spéciales (ES) de jour et 6 spéciales de nuit. Bien sûr tout s’imbrique dès la fin de la 2éme spéciale. Je vais directement au village jouxtant cette 2éme spéciale. J’ai regardé les documents de 2014 et j’ai bien le parcours du prologue en tête. Je décide de reconnaitre la première boucle de 80km. Tout va bien jusqu’à un village où je ne comprends pas les indications du RB. Je tourne en rond et soudain je m’aperçois qu’il y a une erreur sur le papier : une route a été oubliée. Normalement ce n’est pas ici que  je « jardinerai » demain. Mais gaffe quand même, c’est l’un des enchevêtrements des différents parcours. Nous traversons de jolis coins où j’oublie de prendre des photos, dommage. Tiens on prend à l’envers les routes de l’année dernière… ah oui, mais on y passera aussi dans le même sens à la 3é boucle. D’où l’importance de ne pas se louper dans le montage du RB ! Montée du Col du Cendrier à l’ombre, en sous-bois. C’est agréable vu que le temps est lourd voir orageux. Quelques graviers, je sors d’une zone d’ombre. Au dernier moment je distingue à peine un truc au soleil. M*rde, la pierre !!! Coup de guidon à gauche, ça va passer. Je touche de la roue avant, un bruit sourd. Je pense que ça a tapé le pneu arrière et que la pierre est éjectée. J’arrive dans une épingle à gauche, ça dérape franchement, le pneu arrière est peut-être percé. J’accélère : inconduisible, ça part dans tout les sens ! Je m’arrête, de la fumée accompagnée d’une odeur de friture monte devant le casque. Je comprends que la caillasse vient de percer un carter et que je perds l’huile moteur. J’entends une moto arriver. Je me dépêche d’étaler de la terre, l’huile qui se répend sur la route, faudrait pas qu’il y en ai un qui se plante ! Le 151, sociétaire du MC Villecomtal (organisateur du Rallye du Dourdou), est aussi en reco. Il découvre l’origine de la fuite dans le carter d’huile, une branche du diamètre d’un stylo y entre aisément ! Je vais garer la moto en contrebas et il me ramène au parc coureur. 15km sur une selle de R6, sans repose pied, ça chahute un peu mais le pilote maîtrise. Et puis on ne va pas chipoter, c’est mieux que de rentrer à pied ! Nous sommes accompagné d’Eric Mangematin qui rentre de reco et nous attend. Je me change et retourne sur place avec auto et remorque. Je me dis que le rallye est fini pour moi vu que je suis un gros nul en mécanique. C’est mal connaître le milieu du rallye. Revenu à la moto je trouve Jacques (un Suisse que je connais depuis La Sarthe) et ses amis Italiens.  Ils m’aident à charger la moto. Sans eux fallait que je la démarre le plus brièvement possible, mais plus d’huile dans le moulin… IMG_1277 Revenu à Cerdon j’examine le bas moteur. Il semble qu’il n’y ait que le carter d’huile de touché. Je rencontre un des organisateur, John Messerli. Il me propose de reboucher par une soudure. N’y connaissant rien j’ai peur de me louper au remontage avec de la pâte à joint et au moment du serrage. Et puis je ne veux pas l’embêter. Il me donne deux n° de téléphone d’établissements Kawa qu’il connait. Aucun n’a la pièce endommagée, ce problème n’arrive pas tous les jours ! Le temps passe, je vais au troquet du village envisager la suite. J’y rencontre Sébastien Brugues du Team 212 (Kawa), actuel leader de sa catégorie. Je sais qu’il est bon mécano, je lui demande conseil. Vu les dégâts il pense que reboucher avec une soudure à froid devrait tenir, au minimum pour le rallye. Ses potes confirment. Il se propose d’effectuer la réparation. A la table d’à côté Sébastien Fassouli (actuel 7é du CF) nous entend, il a de la soudure à froid et me la prête. Je paye ma tournée, c’est un minimum. RDV est pris pour vendredi matin au Team 212. J’avais appelé Jean-Jacques, le président du club organisateur, pour qu’il me raye des participants. Je le rappelle et lui demande d’attendre. Pas de problème, on verra ça demain soir. Je retrouve quelques potes de rallye à qui je comte mes déboires. Certains pensent que la soudure à froid tiendra, d’autres pensent qu’il vaut mieux une véritable soudure. Maintenant que les choses sont lancées avec Sébastien je reste sur son idée. la chaleur de la journée a fait place aux averses. La nuit risque de ne pas être terrible, je cogite… A 9h00 vendredi matin je suis au Team 212. On place la moto sous le barnum et Sébastien démonte. Effectivement, joli trou ! IMG_1278 En fait la pierre est venue taper l’habillage plastique au niveau d’une pate de fixation sur le carter d’huile. Elle aurait pu être éjectée vers l’extérieur. Au lieu de ça le choc a arraché la pate et donc le carter. Pas de bol ! Je laisse mon mécano pour aller chercher pâte à joint et huile à PERONNAS, chez RBike  (très bon accueil). J’oublie l’huile que je trouve heureusement dans un super marché sur le chemin du retour. Décidément… IMG_1281 Sébastien a passé deux couches de soudure, la 2é sera sèche vers 15h30. Il remontera à ce moment là. En attendant je nettoie le pneu arrière avec de l’essence. Puis je vais au contrôle administratif. A l’heure dite Sébastien attaque le remontage. Il met l’huile, c’est l’heure de vérité. On fait tourner un peu le moteur, on coupe, on attend. Examen de la soudure : pas de suintement. On fait tourner un peu plus longtemps : RAS. Je ne sais trop comment remercier mon mécano qui ne veut pas que je le paye. J’ai acheté du Cerdon, je lui en donne une bouteille. Et ce n’est vraiment pas grand chose à côté de l’aide qu’il vient de m’apporter. IMG_1282 17h00, je vais au contrôle technique. Pas de problème tout est bon. Je vais rouler quelques kilomètres pour voir si mon pneu ne glisse pas. Ca semble aller mais il faudra être prudent, au moins au début. Toujours pas de fuite à la réparation. Je commence à être rassuré. Tous ceux qui connaissent le problème me disent que si ça a tenu jusque là ça tiendra par la suite. J’espère… Nouvelle soirée orageuse avec les pluies qui suivent et nuit hachée en perspective. Heureusement ma pré-grille pour le prologue est vers 10h30. Ca laisse du temps. Dès que je me lève je vais voir sous la moto : rien. C’est bon signe. ……………….. la suite dans quelques temps……………………..

DDRMT Rallye du Beaujolais 2015

Ayant fait abstraction du Rallye de Corse je me retrouvais au Beaujolais après une longue interruption de cinq semaines. C’est plus qu’il n’en faut pour remettre moto et équipements en état après mes déboires de La Sarthe.  Pour la moto pas de soucis : sélecteur et protection moteur se détordent sans problème, vive la bonne vieille ferraille. Quant aux plastiques, soudés au fer chaud ça tiendra. Certes ils resteront rayés (comme le carter d’alternateur) mais ça n’est pas grave.

Les vêtements pluie remplacés reste la visière du casque, bien rayée. Commandée dans une grande enseigne d’équipement moto, je ne la récupérerai que la veille de mon départ pour le Beaujolais. Soit un mois après la commande alors qu’un délais d’une semaine était prévu ! Pas très fort sur ce coup là l’homonyme d’un célèbre canard…

J’arrive comme d’hab assez tôt pour reconnaitre parcours et surtout spéciales. Thierry, accompagné d’un pote, me suit de près. Installation terminée nous partons en reco. Le routier n’est pas trop compliqué bien que quelques pièges puissent prêter à confusion. Belle balade dans les Monts du Beaujolais où nous découvrons que les sous-bois n’ont rien à envier à la Forêt Noire ! Et que de magnifiques vues sur les vignobles.

Je connais la 1ére spéciale (St Bonnet) pour l’avoir faite lors de mon tout premier rallye, ici il y a deux ans. C’est loin et il y a une petite modification. J’y effectue 3 passages : prise de repaires et mémorisation maximum. Je me décide pour un 4éme passage en m’arrêtant à la modification : une épingle à gauche serrée a été aménagée de toutes pièces dans un col au deux tiers du tracé  pour remplacer l’épingle naturelle située au début lors de l’édition précédente, décalage du départ et de l’arrivée oblige. J’essaye de voir quelle trajectoire il convient d’adopter pour passer le plus propre possible, pas évident quand il n’y a que les marquages au sol.

La 2éme spéciale (Vallossière) m’est totalement inconnue. Idem, quatre passages pour le même but : en retenir le plus possible. Ce qui est un peu inquiétant c’est que de nombreux  raccords de goudronnage ont été effectués. Je crains, comme d’autres pilotes, que cela se dégrade au fil des passages et que l’on se retrouve avec beaucoup de graviers. Sinon pas de pièges, à part que j’ai du mal à mémoriser.

Je retrouve Thierry et son pote. Nous mangeons au restau local avant de prolonger la soirée avec d’autres pilotes, autour d’un (?) verre pour parler de… moto. Bin bien sûr !

Vendredi matin le soleil est présent comme la veille, matinée tranquille. Je prends quand même la Versys pour reconnaître le prologue, assez simple semble-t-il mais va savoir… Escapade à OINGT pour midi, guidés par Thierry qui nous fait découvrir un charmant restaurant au cœur de ce très beau village perché dans les vignobles, et dont l’un des habitants n’est autre que le N°1 en titre de notre discipline. Qui plus est le propriétaire est un amoureux des cultissimes « Tontons Flingueurs » et autre « Touche pas au Grisbi » avec un certain Lino V. On ne pouvait mieux tomber !

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Après-midi consacré aux habituels contrôles. Lors du technique j’apprend que la visière rayée risquait de remettre en question ma participation, j’ai eu chaud. Notre Lolo Cochet nationale  tourne une de ses pitreries, ce qui ne l’empêchera pas d’être très bien classé au scratch (50).  De retour au parc coureurs nous voyons débarquer l’inimitable « Beaugosse » et madame sur une antique MZ qui fait l’admiration de tous, notamment de Thierry. Nostalgie, vous avez dit nostalgie… Plus tard ce seront Dikson, Xen et Marlou qui nous rejoindront non sans quelques péripéties. Bien sûr nous allons dire bonjour aux copains du paddock.

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Soirée pas trop avancée, demain « y a du boulot ». Sans compter que les nuits sont rythmées par le tocsin local qui double toutes les heures et sonne même les demi-heures, dès fois qu’on ne sache pas quand il nous a réveillé…

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Le départ n’est pas trop matinal pour ce 4éme rallye de la saison. Prologue donc vers Villefranche en guise de remerciement pour l’aide de cette commune. Pause de 10′ et nous revenons à Blacé pour le début des choses sérieuses.

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Après le prologue nous allons effectuer deux grandes boucles, soit deux passages dans chaque ES ; plus une petite boucle  avec un passage dans St Bonnet. Il fait beau, je pense avoir reconnu comme il fallait, bref tout va bien. Je pars confiant. Devant moi il y aura Audrey et derrière Marcus Hymself (allias Marc Troussard, vieux briscard des RR, plusieurs fois champion de France dans sa jeunesse et qui n’a pas la grosse tête pour autant). Je crains de le bouchonner dans les spéciales et lui propose de prendre 30″ de plus dès le départ de la 1ére ES.

4km et nous sommes déjà au départ de l’ES de St Bonnet. Départ toutes les 30″ comme c’est maintenant l’usage. Les 4 montés en auto (recos) n’ont pas été inutiles surtout que les herbes hautes occultent un peu les trajectoires. Début rapide puis trois esses se suivent avec des angles différents, une nouvelle partie rapide, courbes gauche droite et c’est le col. A son approche j’ai Audrey à vue. Je la rejoint juste avant la fameuse épingle. Le temps de tourner et elle se serre pour me laisser passer. Dernière partie en descente, rapide mais attention quand même au 2éme gauche qui ferme un peu. Pointage terminé, Marcus arrive juste. Bien sûr il est plus vite que moi mais n’a pas demandé les 30″ supplémentaires. Ouf, ça ira. Faut dire qu’être rejoint ou rejoindre en ES peut-être  stressant. D’un côté on a la pression de celui qui arrive et que l’on devine derrière, de l’autre on se dit que l’on perd du temps. Dans mon cas cela n’a pas trop d’importance, je ne joue pas la gagne. Et puis ça fait parti du jeux.

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On continue par un routier agrémenté de quelques portions gravillonneuses, mais rien de sérieux. Faut juste rester concentré. Idem quand on passe au milieu de coupes de bois. Traversées de villages prudentes en respectant les limitations. Le PSR veille et les riverains aiment leur tranquillité, normal. Certains concurrents on droit à l’ancien (?) du village qui n’hésite pas à faire barrage de sa canne si l’on ne respectent pas assez, à son goût, le 50 en vigueur.

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2é spéciale : Marchampt. Des problèmes informatiques ont bloqué les départs. File d’attente et papotage pour tout le monde. J’informe Audrey que je demanderai 30″ de plus pour mon départ. Ca évitera le stress possible décrit plus haut. Je vois arriver un gilet jaune. C’est l’ami Jean-Louis (dit 1) qui est ici en tant que  commissaire. Comme beaucoup, quand il ne peut pas rouler il trouve là un moyen de ne pas s’éloigner de ce milieu qu’il adore depuis longtemps.

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Problème résolu, ça repart. Je me rappelle bien le début : un esse, un petit bout droit et l’on est en vu d’un gauche ; on relance pour arriver dans un droit qui ferme un peu en sortie. La partie centrale m’échappe. Succession de droite/gauche plus ou moins serrée, j’ai tendance à ne plus trop savoir quel virage est placé où. Ensuite ça me revient : gauche bien enroulé, bout droit et droite très large (mais un peu aveugle)  où il faut mettre du gaz jusqu’à l’arrivé dans la ligne droite qui suit. Fin de la spéciale.

Le routier visite les cols de la région par des routes plus ou moins larges. Le CH suivant comporte une assistance/ravitaillement. A part un « ch’tio pipi » et le casse croûte rien à faire pour moi. Je regarde les motos des participants : il y a de tout.

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On continue par une belle départementale qui mène à un col où l’on change de gabarit. C’est ici le passage « Forêt Noire » par une route forestière améliorée. Je suis rejoint par Marcus et ses amis scootéristes, puis par le 330 (Kévin). Au guidon de sa 125 il faut voir comment il envoie ! Je les suis de loin derrière un nuage de poussière. Nous arrivons à un CP.

Nouveau CH, sans assistance cette fois, puis nouveau CP. Les routes empruntées jusqu’à l’arrivée de cette première boucle sont agréables et variées.

De nouveau 15′ de coupure et c’est reparti pour la 2é boucle.

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Au départ de l’ES 3 (la 1 que l’on refait) je demande une nouvelle fois 30″ de plus. Tout se passe bien mais je suis sorti dans l’herbe à l’épingle du col. Attention à l’excès d’optimisme !

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Routier sans encombre et retour sur l’ES 2 pour un nouveau passage. Depuis le 1er j’ai remis les choses en ordre pour la portion du milieu. Qui plus est ce que l’on craignait ne s’est pas produit, pas de dégradation de la route. Le reste du routier est une formalité.

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La pause et je repars pour la 3é et dernière boucle du jour, 26km incorporant l’ES de St Bonnet. S’en suit un bref routier qui nous ramène directement sur Blacé.

A la fin de l’étape de jour je suis 120/147. Déception : je croyais avoir amélioré mon temps dans Vallossière. Il n’en est rien, je perds 22 places ! De 109/149 je passe 131/147. Incompréhensible !? Par contre ça va dans St Bonnet. Je gagne des places à chaque passage pour terminer 126/147.

Nous avons 1h30 pour nous préparer pour la nuit qui se compose de la grande boucle légèrement modifiée et de la petite, soit 3 spéciales. Habillé pour affronter la fraîcheur de la nuit je me présente au départ. J’ai en tête ma chute de La Sarthe qu’il ne faut absolument pas rééditer. Il faut enfin que je termine un rallye. Audrey a des problèmes avec les phares de sa moto. elle me propose de rouler ensemble. Pourquoi pas.

Première spéciale : St bonnet. J’assure et ne joue pas au kéké. C’est plus du pilotage à vue mais les recos toujours présentent aident bien. Les additionnels sont efficaces quoi que le faisceau long manque un peu de profondeur. Je fini 105/117. Audrey m’attend au point stop. Elle y perd un peu de temps que nous rattraperons, c’est du moins ce que je pense. Elle passe devant, je là suis pendant quelques kilomètre puis je me dis qu’il serait plus judicieux que je lui ouvre la route. Je passe devant tout en surveillant les rétros. Les scooters nous rejoignent. Pas facile de voir qui suit avec tout ces feux. Au CH22 précédant l’ES de Vallossière les scoots, déjà là,  nous font signe de passer rapidement. Merci à eux, je ne prends que 7″5 de pénalité. Pour Audrey hélas la note est plus salée. Mais bon le principal est que l’on soit arrivé ici sans problème. Je retiens que si les temps impartis sont larges pour la journée, la nuit  (où ce sont les mêmes) c’est un peu plus serré. Faut pas musarder !

Au départ, petit malentendu avec les commissaires à qui je demande 30″ supplémentaires . J’ai bien failli partir après le chrono, à 2 secondes près. Je fais cette spéciale comme la première. 103/116. On poursuit le routier avec Audrey. Je lui ouvre la route. Tout se passe bien, première boucle terminé.

Au moment de partir pour la dernière boucle je me dis que ça va et qu’il faut continuer ainsi. Idem que pour les deux spéciales précédentes j’assure et suis 103/111. Il est un environ 1h00 quand je boucle ce rallye. Je souris sous le casque tellement je suis heureux d’avoir fait enfin un rallye complet. On me l’avait dit : faire le jour c’est bien, faire jour et nuit c’est autre chose, c’est un vrai rallye !

Thierry termine également. Congratulations et félicitations mutuelles puis on arrose ça en attendant de pouvoir récupérer les motos 1/2 heure après l’arrivée du dernier concurrent. Nous poursuivons notre « analyse » du rallye avec les ami(e)s jusqu’à 3h00. Cette nuit j’entendrai moins le son des cloches…

Déjeuner, démontage, remise des prix et retour à la maison l’esprit heureux : un beau rallye où la météo était avec nous. Je fini 102/111, mais le principal c’est que je l’ai fini.

Merci de m’avoir lu.

Lino.

 

 

 

 

 

 

 

 

DDRMT Rallye de La Sarthe 2015

Comme l’année passée nous sommes accueillis à La SUZE/SARTHE pour ce 2é rallye de la saison. Le camping municipal est mis gracieusement à notre disposition, un vrai parc coureurs avec toutes les commodités nécessaires. L’installation terminée je vais reconnaitre une partie du routier. Moins vicieux qu’en 2014 mais tout autant truffé de petites routes qui partent dans tous les sens. Mais j’aime bien, au moins il y a de la navigation.

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Pour l’étape de jour ce sera départ « à bonne heure » vers le Circuit Bugatti où nous effectuerons les 4 tours de la première spéciale. Nous reviendrons à La Suze pour repartir vers le sud du département sur une boucle avec deux spéciales à parcourir deux fois. Pour la nuit plus de circuit, uniquement deux fois la boucle vers le sud avec ses spéciales.

Le soir je retrouves les potes. J’ai une pensée pour Papy Thoum que j’avais vu ici il y a un an et pour ses amis Bretons. Aucuns d’entre eux n’est là cette année.

Vendredi matin je vais reconnaître les spéciales routières. Celle de Clermont-Créans (ES2-4-6-8) est assez rapide dans sa première moitié, mais quand même un ou deux virages qui ferment un peu. Arrive ensuite une subtilité des organisateurs : à une « patte d’oie » où plutôt que de rester sur la route principale avec une courbe à gauche (certainement très rapide) nous prenons la route en face que l’on descends sur 20m pour remonter immédiatement par une épingle à gauche sur la  route principale. Gros freinage en perspective !

Plan_SP_Clermont-CreansOn termine par une partie rapide mais un peu tôle ondulée.

La spéciale de Luché-Pringé (ES3-5-7-9) est rapide sur une première grande partie. Dès que la route s’élève on rentre dans un bois et c’est le début du plus technique. Un S suivi d’une bonne accélération qui nous amène vite sur une épingle à gauche, nouvelle bonne accélération et nouvelle épingle à gauche en descente.

J’effectue plusieurs passages dans chaque spéciale en prenant des points de repères, assez évidents, qu’il faut mémoriser. Je continue mes recos par la fin du routier.

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Les contrôles administratifs et techniques de l’après-midi me déclarent bon pour le service. Je vérifie de n’avoir rien oublié pour samedi et pense à m’organiser pour que le ravitaillement essence soient le plus aisé possible. Après quoi je vais retrouver les potes pour une soirée entre amis relativement courte et sérieuse… C’est que les premiers départs pour le Bugatti sont prévus à 7h30.

Le réveil programmé n’était pas nécessaire. Le parc coureurs s’amine assez tôt pour que personne ne soit en retard au premier pointage. Hélas la météo ne s’est pas trompée : le soleil de la veille à fait place à un temps maussade. Il a plu un peu cette nuit et le ciel couvert laisse envisager bruine, voir averses, pour la journée. Comme tout le monde je suis largement en avance au CH de départ, l’attente y semble moins longue. Départ frais mais sans pluie, c’est déjà ça. Les routes sont entrain de sécher. Arrivée au Bugatti sans problème.

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Il faut enlever sacoche de selle, de réservoir, sac à dos, etc. avant la mise en pré-grille. Cette année je n’oublie pas non plus « l’aérodynamique » veste de pluie. La première série se termine. Les concurrents  nous préviennent : « Gaffe les gars, ne sortez pas des trajectoires c’est hyper glissant. Et même sur les trajectoires soyez prudent, ça glissouille ». Pas l’idéal pour faire mieux qu’en 2014.

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Tour de chauffe prudent, tout le monde scrute la piste. C’est parti pour le premier des 4 tours, un peu en méfiance. Je n’oublie pas de déhancher d’autant plus que la piste est annoncée comme glissante. Des plus rapides me doublent. Pas grave, mon but est de finir. 2é tour, je me lâche un peu plus. Au virage de La Chapelle le pneu arrière décroche brièvement… frayeur ! Plus loin je vois un concurrent dans le bac à graviers, puis un autre à terre au S Bleu.

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Tout cela calme mes ardeurs. Au 3é tour il commence à bruiner. Je décide d’assurer la fin de spéciale. Au Garage Vert le concurrent qui me précède tire tout droit. Je commet l’erreur de le suivre du regard. J’ai bien failli l’accompagner. Heureusement un éclair de lucidité m’a fait reprendre la piste des yeux, ouf ! Je termine la spéciale à la 120é place sur 149 concurrents au départ. Retour à La Suze où une grosse coupure nous attend avant de poursuivre l’étape de jour. J’en profite pour compéter l’essence et manger un morceau, on n’est jamais trop prudent.

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Mise en place terminée pour les commissaires, c’est à nous d’y aller. Je roule en groupe avec les concurrents qui me précèdent, Audrey et Sylvain. Pointage à l’heure et première file d’attente, apparemment pour une chute. Les infos remontent jusqu’à nous : attention aux graviers dès le premier changement de direction que l’on aperçoit de la ligne de départ. C’est noté.

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Les départs reprennent pendant que je me remémore le tracé.  C’est à moi. Bien qu’ayant reconnu je manque de me faire surprendre par un droit un peu serré. Je frôle les pâquerettes mais ça passe. J’arrive sur LE piège de cette spéciale : freinage avant de descendre les 20m, épingle à gauche et relance. Il y a même un signaleur qui matérialise l’épingle des fois qu’un « optimiste » aurait l’intention d’aller tout doit… Je passe en 2, bien à droite pour suivre sur la bonne trajectoire. Je suis 102/146.

Direction l’ES3  à travers la belle campagne Sarthoise mais sous un ciel menaçant. Nous roulons toujours groupés avec Audrey et Sylvain. Ce dernier ouvre la route avec assurance. Nous pointons dans les temps avant une nouvelle courte attente au départ de la spéciale. Idem, je me remémore le tracé à l’approche mon heure. C’est à moi. Ligne droite de départ, gauche rapide, je monte vers le bois et je serre à droite pour me placer dans le gauche qui suit.  J’enchaine dans le droit où je sort large. Je coupe un peu les gaz, ça passe mais j’ai perdu du temps ; ré accélération, sortie du bois. Passé un tas de fumier (repère que son propriétaire a eu la bonne idée de ne pas enlever) je suis vite dans l’épingle à gauche. Sylvain m’avait prévenu mais je suis quand même surpris : elle se referme plus que je ne croyais. Là encore je perd du temps en sortant dans l’herbe. Heureusement je ne tombe pas. Dernière épingle et c’est l’arrivée. 106/142.

Je continue sur le prochain CH, toujours avec les mêmes potes. Il y est prévu 15″ de pause. Mis à part quelques discussions entre rallymens (et womens)  j’en profite pour essayer de voir comment je peux améliorer mon passage dans les spéciales. Fin de la pause et en route pour la 2é boucle qui nous ramène directement sur l’ES4. Pas d’attente ce coup-ci. J’anticipe bien le virage où je suis sorti large, ça passe plus propre. Arrivé sur LE piège je rentre les rapports, le moteur gueule-trop (?). Je ré accélère, la moto part en weeling, je suis sur le côté gauche de la route, mal placé pour la suite. Ma roue avant se pose dans l’herbe. Je ne sais pas comment… mais ça passe. Les cris des spectateurs me confirment que ce coup-ci j’ai bien failli m’en mettre une ! Ca fait le spectacle mais ce n’est pas bon pour le chrono. Malgré ça, à mon grand étonnement je suis 82/141 ?!

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En continuant vers la spéciale suivante je comprends mon erreur : j’étais redescendu en première (moteur qui gueule trop) et je suis revenu sur la route supérieure (qui forme une sorte de marche) pile au moment où je repassais en 3, d’où gros délestage de l’avant.

Avant l’ES5 je me reconcentre sur cette dernière spéciale de la journée. Un peu de bruine par-ci par-là mais pas assez pour mouiller la route. 3-2-1-top. J’essaye d’affiner mes trajectoires, je rentre dans le bois, gauche-droit je passe plus enroulé, idem pour l’épingle suivante. J’ai tiré les enseignements de mon premier passage : 89/141.

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Direction le CH suivant où il n’y a pas de pause ce coup-ci. Il faut en outre rester concentré car à la sortie du pays nous filons sur La Suze. Attention à un automatisme qui nous ferait reprendre la 2é boucle. Pour autant les temps sont larges, une petite erreur n’aurait pas trop de conséquence.

Pas de souci, je pointe à l’heure à l’arrivée de cette première étape. Je suis 100/139 au scratch jour et 12/15 dans ma catégorie (sport2). Ca me convient très bien, d’autant plus que j’ai failli ne pas terminer…

Nous avons 1h30 pour nous préparer pour la nuit. En ce qui me concerne ça se limite à faire l’essence, manger un morceau et ne pas oublier le café qui va bien. Bien sûr je vérifie le fonctionnement correcte de mes feux additionnels. Moralement je me dis que ça va pour l’instant, je suis à ma place. La bruine se faisant plus insistante l’adhérence va changer, l’essentiel est de terminer. Pas d’excès de zèle, j’éviterai de me mettre au tas. C’est l’essentiel.

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Fort de cette motivation je part pour l’étape de nuit. Je rattrape Audrey puis Sylvain que je décide de suivre tout en gardant un œil sur le RB, on ne sait jamais. Hélas, 5km après le départ je me rend compte qu’avoir 2 yeux ne veut pas dire faire 2 choses en même temps. L’oeil gauche suit  Sylvain devant, le droit essaye de suivre le RB en même temps… pas faisable ! D’un seul coup le carrefour annoncé est devant mes roues !!! Il pleut, la route est mouillée et je suis en code.

Je freine, la moto glisse, je relâche la pression sur les freins, ça raccroche. Je tourne tout en freinant léger léger. Ca va passer, ca va passer… manque de bol je perd l’avant. Je tombe relativement doucement et me paye une petite glissade jusqu’au bas-côté où la moto vient labourer. Les concurrents qui me suivent s’arrêtent immédiatement et m’aident à relever la moto (au passage un grand merci à Sébastien COLLET n°299). Il y a l’équivalent d’un sceau de terre coincé sur le moteur ! Le sélecteur est tordu. Je décide d’abandonner plutôt que de risquer une deuxième chute en cherchant une vitesse. Je pourrais essayer de détordre, mais si il casse je suis dans la m*rde pour rentrer au parc. Arrive le PSR qui gentiment me raccompagne jusqu’à La Suze. Décidément il était écrit que je ne terminerais pas !!!

Au parc j’examine la moto. Outre le sélecteur, le pare-carter est tordu, quelques trucs sont rayés (bout de guidon, plastique, etc.), mais rien de grave. Mes vêtements pluie sont transformés en confettis, la visière de casque est rayée, mon pantalon cuir est déchiré au genou gauche et la coquille est rayé : on ne dira jamais assez l’utilité de ces protections. En fait je crois que tombant à faible vitesse j’ai protégé la moto. J’aurai un peu d’occupation en rentrant à la maison. En attendant je vais me changer et je reviens attendre les copains pour la fin du rallye et la soupe à l’oignon qui va avec.

Deuxième rallye de la saison et deuxième abandon, ça me fait un peu caguer quand même. Il y a des enseignements à tirer de tout ça et à appliquer au prochain pour moi : Le Beaujolais.                                                                                                                                                                                              A bientôt et merci de m’avoir lu.

V. Lino

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DDRMT Rallye du Var selon Kduke

allye du var 2015

Thierry :
premier rallye de l’année dans une region mediteranéenne au climat si doux.

jeudi je prend la route avec lino , mon compère des rallyes , et arrivée sur le paddock , au palais des sports de toulon , à 14H , instalation et dechargement des motos .

la soirée se poursuit , bien arrosée drunken king  ça papote

on part decouvrir le parcours du routier , lino , qui veut preserver ses pneus , en voiture et moi, qui ai besoin de découvrir encore la moto , d’abord de la ville , les departs et arrivée se feront de la plage du mourillon à 10mn du paddock , pas terrible pour l’ambiance !
direction le mont faron ou , je ne pourrais pas aller , recos interdites en deux roues , je passe à coté donc et prend la suite du parcours par une petite route sinueuse D62 qui me permet de tester le comportement de la bm , en plus le temps est magnifique:sunny:  et la route très propre
à la fin de cette route , nous prenons la montée du castellet , un billard ! mais attention aux képis
arrivé à gemenos la spéciale du col de l’espigoulier est à droite , mais toujours pas de reco possible en moto, evitement donc par auriol et montée dans le massif de la sainte beaume très jolie routes dans les chenes puis retour sur toulon par soliès pont , encore de la ville Basketball  pas top , va falloir faire du gymkana , surtout un samedi !on va faire cette boucle trois fois de jour et deux fois de nuit , le road book est facile , se sont pas cassé la tete les organisateurs
je rentre au paddock , c’est l’heure de l’apéro  , ben oui c’est du sport le rallye
lino a déja attaqué avec des potes rallyman , l’ambiance est vraiment sympa en rallyes , nous faisons la conaissance de notre voisin un ex moniteur de la police qui a courru en promosport et qui partira en anciennes avec une r 90/6 : sur la photo sous le barnum:
le paddock :

direction le dodo , demain aprem arrivée du team 125 2 temps , philippe et thierry , et fin des recos , les spéciales et administratif controle technique !
reveil sous un ciel chargé , ça s’arrangera dans la journée avec le retour du sunny
comme prevu je pars reconnaitre les spéciales en voiture ,
mont faron : petite route etroite avec une vue magnifique sur la rade de toulon , bon on aura pas trop le temps de regarder , surtout qu’il y a plein de trous , racines qui soulevent le bitume , graviers , parties mouillées ( source )
espigoulier : alors la c’est l’inverse , un circuit avec un revetement magnifique , le terrain de la bm quoi

un dernier petit tour en moto , histoire de profiter du soleil revenu et direction l’administratif

je me retrouve dans la queue avec laurent filleton et florien derrien des top pilotes 2eme et dans les cinq l’an dernier papotage avec eux , filleton est passé d’aprilia à ktm , il a la superduke 1290 , très sympa ! on a bien rigolé , ça a passé le temps

puis le controle technique

je me retrouve à coté de patrick curtat , un pote de quand j’etais jeune     qui a fait tous les moto tour , les rallyes du vercors , le monte carlo et oui ça a existé , dix jours de courses 45 spéciales !!  il est toujours dans les dix et à fait deux dans un moto tour

marc troussard , plusieurs fois champion de france , un pitre  jocolor  cette année il est en scooter !

voila tout fait , le team 125 est arrivé ….. APERO !!!!!

puis briefing

après une bonne petite soirée , pas de photos !!!!!
dodo !

samedi

les departs vont s’echelonner comme suit :
premier depart toniutti à 8H
lino 8H30
thierry 8H35
moi 8H59
phil 9H12
le temps est maussade , la météo annonce la pluie pour milieu de journée , on espère tous faire un tour sur le sec
lino et le team 125 ont des fourmis dans la poignée et partent en direction du mourillon à 7H45 , pas en retard  Basketball
pour moi 8H35 sera suffisant  Sleep
j’ai bien fait car quand j’arrive au mourrillon je vois ça :

 

tout le monde attends debut de la journée galere , sur la spéciale du mont faron plusieurs versions : les gendarmes pas arrivés , la radio qui marche pas , les ecolos qui font chier ……etc on attendra pluus d’une heure , toniutti partira à 9H15 et la première spéciale sera neutralisée , on passera dessus donc en routier ! snif
ensuite direction la deuxieme spéciale via la D62 route sympa , je roule de concert avec mes deux suivants , deux 800 GS  leur premier rallye à tous les deux et on a convenu de rouler ensemble , un des deux maxime envoie du gros , je peine à le suivre dans le sinueux , la suite me confirmera ses talents et le deuxieme marc roule bien aussi !
on arrive à la deuxième spéciale et je vois ça :

deuxième galere , un pilote le dixieme est tombé et s’est fait mal , ambulance pompiers etc
résultat une heure d’attente , il est midi et comme prévu la pluie arrive , sympa comme début de journée !en plus les prévision annoncent ce temps pour tout le rallye !
ça commence à me prendre la tete et je decide de finir la boucle et de rentrer au paddock , je pars pour la spéciale en mode lopette à tel point que thierry avec sa 125 va me poser en temps
route du retour sous une bonne pluie et retour au paddock la ,je retrouve thierry et sa 125 qui arrete aussi phil va nous rejoindre aussi ils en bavent en 125 !
voila rallye fini pour nous , j’ai hesité à repartir pour la nuit mais les conditions sont restées pourries du coup je reste au paddock et la dream team 125 aussi surtout que l’heure de l’apero approche ! oui , je sais , mais fallait bien que l’on se remonte le moral !!
lino continue courageusement , il fera la premiere boucle de nuit aussi    une boucle de jour a été supprimée et la deuxième boucle de nuit , les spéciales neutralisées  lol!   pas terrible tout ça pour le premier rallye de toulon !
en fait marquants , dans la troisieme montée au col de l’espigoulier mes deux comperes en gs iront jusqu’au bout    et maxime se paiera le luxe de gagner la spéciale de l’espigoulier devant vellardi et toniutti qu’il releguera à 6 s ! et ils finiront,  dix et dix sept du rallye
bon week malgré les conditions grace à l’ambiance et les recos , bof pour la nouvelle orga de fontan 150 pilotes au départ 70 à l’arrivée  , un paddock separé du départ et arrivée , un routier bidon ,le faron très glissant à cause de la resine des pins sous la pluie !
on range tout le lendemain et avec le retour du soleil retour à la maison non sans un pique nic organisé

Lien des photos :

https://plus.google.com/photos/111172915697608774719/albums/6129739699216707825

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DDRMT Rallye de Toulon 2015 Selon Lino

Reportage de notre Denis national et Photos du rallye du Var de Thierry P sur le lien suivant .

Photos du rallye du Var 2015

J’arrive sur place le jeudi 19 mars avec un pote, Thierry. On s’installe là où on peut en prévoyant que l’on va être rejoint par deux autres concurrents le vendredi. Quelques papotages avec les amis du rallye et je pars en reconnaissance en voiture. En effet, recos des ES interdites en « deux ou trois roues à moteur ».

IMG_1216Le parc coureur est à 3km du départ des étapes, pas top ça. Du départ on doit effectuer un parcours routier d’environ 150km comportant 2 spéciales : une dans le Mont Faron (que l’on empruntera à contresens de la circulation normale) et une dans le Col de l’Espigoulier. Chacune des spéciales fait environ 4.7km, ce qui est assez long. Ce parcours est a effectuer 3 fois de suite sans pause entre chaque tour. Donc au total 450km et 6 ES pour l’étape de jour. Pour l’étape de nuit il est prévu 2 tours, donc 300km et 4 ES.

Pas de reconnaissance de l’ES1 (3/5/7/9) du Faron sauf à pied, je n’ai pas le temps, je verrai demain. Dès le départ il faut sortir de Toulon, tout le routier est en ville. Ce n’est pas terrible. On ne trouve la campagne que quelques km après le Faron, et encore la zone est très résidentielle. Le Beausset, Circuit Paul Ricard,  Cuges les Pins, Gémenos, routier facile et sans surprise qui nous amène au départ de l’ES2 (4/6/8/10). Si le Mt Faron est une « route à chèvres » comme je pourrai m’en rendre compte, l’Espigoulier est une belle route, large malgré un léger rétrécissement dans la 2éme partie. A part une épingle qui se referme, pas de piège au début. Ca devrait bien enrouler. La 2éme partie est un peu plus technique.

On continue sur la Sainte Beaume que l’on traverse et où le routier est aussi assez simple. Arrivé à La Roquebrussanne il n’y a plus qu’à descendre vers Solliès-Pont. Ensuite, un nouveau long et fastidieux passage en ville, jusqu’à un rond-point qui marque le croisement des boucles suivantes et de la fin d’étape. Après une erreur redoublée à ce rond-point, style  » je sais que je dois aller par-là mais comme un c*n je vais là-bas », je rentre au paddock quand la nuit est tombée.

Je retrouve Thierry et d’autres potes « Rallyman » arrivés dans l’après-midi. Thierry connait le coin. Il sait où aller pour le repas. Douche et on ne traine pas trop, il fait un peu frais.

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Vendredi matin le vent a changé de direction et s’est renforcé. Ca ne présage rien de bon. La nuit a été chaotique, coincés que nous sommes entre une voie rapide et une rue très fréquentée qui dessert le port. Après le déjeuner je consacre la matinée aux dernières petites préparations de la moto. Pas de reconnaissance et pourtant j’aurais dû. Les spéciales sont longues, je ne suis pas allé voir la première et je n’ai fait qu’un passage dans la deuxième. Pas l’idéal pour mémoriser un maximum…

On mange au paddock puis on va aux contrôles. Bon pour le service. Ca va, je ne suis pas en fin de liste comme en 2014. C’est ça de gagner sur les heures de fin.

IMG_1228A 20h00 briefing pour tout le monde. Ensuite on attaque  charcutaille, fromages et autre produits du terroir.

On ne s’éternise pas dans la nuit, demain c’est du sérieux.

 

 

Samedi. Réveil à 6h30, toujours autant de vent et ça caille. Petit déj dans le camping-car des potes qui sont debout depuis 4h30 ! Et moi qui croyais me lever tôt… Présence au contrôle départ 10 minutes avant le départ. Compte tenu de la distance pour y aller j’ai le temps de faire surface et de me préparer tranquille. Avec le 262 (Thy) on se met en route vers 7h45. Arrivé sur place surprise : aucune moto n’est partie, tout le monde attend. Des imprévus retardent le départ de plus d’une heure. On papote avec les amis pendant que le vent se calme et que les premières gouttes arrivent. Je me dis que ça va s’arranger.

DSCN2218[1]Le premier s’élance enfin. Au pointage nous sommes informés que l’ES1 est neutralisée compte tenu du retard accumulé. Nous la passerons sans chrono. Bonne occasion de reconnaitre la route (?) du Mt Faron. Pas large du tout, au milieu des rochers et des pins, où nids de poules et graviers se succèdent. Ca débute par une enfilade de bouts droits, certains aveugles. On est rapidement dans une série de lacet avant d’arriver dans la dernière partie, assez rapide mais où il faut rester sur ses gardes : la route est toujours aussi étroite et les virages traitres. On continue vers l’ES2.

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Normalement les délais impartis entre chaque CH sont larges. Je prends mon temps, un peu trop. Je pointe en retard, donc pénalité. J’arrive au départ de l’ES2, l’Espigoulier. Là encore grosse file d’attente : un des premiers partants a chuté. Il soufre d’une double fracture tibia/péroné. La pluie, omniprésente depuis le Faron, se fait plus virulente. La brume accroche les sommets. Tout le monde s’équipe. Hélas, trop optimiste, je n’ai pas pris le pantalon pluie. Tant pis, faut bien continuer. Consolation : du fait de l’attente au départ les pénalités sont annulées.

Les départs sont de nouveau donnés. La route est détrempée. Quand vient mon tour j’oublie dès la première épingle que je suis dans une spéciale de rallye, qu’il y a un chrono, et que plus c’est mouillé plus il faut déhancher pour bien passer en courbe sans trop pencher la moto. Je suis en mode lopette, le mouillé c’est pas mon truc ! 129/144.

21023_1572110799724411_4389972876984395318_n[1]L’étanchéité du cuir, même graissé, s’amenuise au fil des kilomètres. Dommage ce temps, c’est pas aujourd’hui qu’on va profiter des paysages ! Comme toujours sur le routier, des groupes d’affinité de conduite se forment. La pluie se calme quand on redescend vers Toulon. Ca va peut-être s’arranger ? Du coup je continue, j’attaque le 2ém tour de jour.

10357734_814486238637592_6348468632910601527_o[1]La pluie revient petit à petit. Je m’élance pour le premier passage chrono (ES3) dans cette spéciale. Je découvre rapidement que la route est une savonnette, sans parler des gravillons et autres joyeusetés ! La roue arrière glisse au moindre freinage un peu appuyé. Dans les épingles c’est la roue avant qui décroche par à coup. Sorti des lacets je suis rattrapé par le concurrent suivant. Enfin c’est l’enchaînement de parties droites aux virages trompeurs, toujours aussi glissants. Ca ne m’inspire pas trop. 115/127.

Descente vers Toulon, légère accalmie  météo qui prend fin à la première remonté.   J’arrive à l’Espigoulier  pour le 2ém passage (ES4). Pas de file d’attente mais la route est toujours mouillée. Monté pas plus glorieuse que la précédente. 108/119. Je suis informé que le dernier tour est annulé à cause des retards accumulés. D’ailleurs le prochain CH est Plage du Mourillon, terme des étapes. Je suis dé-trem-pé !!! Les pieds pataugent, les mains barbotent, et niveau entre-jambe c’est plus « cerises à l’eau de vie » que « raisins secs »… Je commence à me demander si je vais repartir pour la nuit. Je pointe à l’heure au Mourillon où la pluie s’est calmée. Du coup je me dis que je vais faire la nuit. Ma première étape de nuit, je n’vais quand même pas me déballonner !

Retour au paddock où je retrouve les potes. Abandon pour Thierry dégouté par la météo, et y a de quoi ! Abandon pour Thy et Phil qui viennent de se rendre compte qu’à partir d’un certain âge la 125cc ça fracasse son bonhomme… J’ai à peu près 1h30 pour manger un morceau, sécher ce que je peux, changer ce qui doit  l’être et repartir. Un copain (Sylvain n°294) rentre à son tour. On se met d’accord, on repartira ensemble. Je démarre la voiture, chauffage à fond, je cale les bottes sur les pédales : ça fera au moins de l’eau chaude au départ tout à l’heure. La nuit risque d’être fraîche et je m’habille en conséquence sans oublier cette fois le pantalon pluie.

Le temps passe vite, c’est déjà l’heure. Encouragement des potes et c’est reparti… comme la pluie. 146 au départ ce matin, nous sommes 109 inscrits sur la liste de départ pour la nuit. J’arrive dans le Faron (ES7) pour ma première spéciale de nuit en rallye. Je me rends compte que j’ai oublié un truc important : la frontale fixée en bas du casque. Je pensais ne pas en avoir besoin. Erreur ! Beaucoup le font et je comprends pourquoi quand je m’énerve à essayer d’attraper mon carton de pointage. Dans le noir, les mains trempées, pas facile de trouver l’ouverture de la sacoche. Et une leçon, une ! Je me rappelle des glissades précédentes et je monte sans faire le kékou. Je suis très content des feux additionnels qui donnent vraiment bien. Je vois le 296 arriver dans le rétro, je le laisse passer. 82/97.

Malgré la pluie qui s’intensifie, rouler en groupe la nuit a quelque chose de magique. Je ne regrette pas d’avoir continué. Hélas je relâche un peu l’attention à l’entrée de Gémenos. Je prends à gauche au premier rond-point en pensant que les autres se plantent. Puis 1ére à droite comme précise le RB. Je ne reconnais pas la rue. PITAIN, c’est moi qui déconne ! Demi-tour pour aller rechercher le bon itinéraire pendant que le temps défile. Je rattrape une concurrente, la suis un peu puis la double. Retard au pointage et donc pénalités. Me voici à l’ES8. Un pilote (M.METTRA) me fait signe d’y aller sans trainer car je ne dois pas être en avance. Merci à lui. Comme à l’ES7, comme au pointage précédent, je m’énerve à essayer de trouver l’ouverture de cette foutue sacoche. Je m’élance alors que le chrono tourne depuis quelques secondes. Est-ce dû à la pluie, mais je trouve que j’y vois moins malgré les additionnels. 82/91

La spéciale terminée je découvre que j’avais oublié d’allumer le led faisceau long. Quel c*n ! Je râle contre moi-même. J’ai de nouveau les pieds et les mains trempés, et froids en plus. Par endroits la route est envahie par d’énormes flaques d’eau. Le brouillard fait son apparition. Heureusement le peu de circulation nous permet de rouler tous feux allumés les trois quarts du temps. C’est mieux pour voir arriver les traces d’hydrocarbures, les blaireaux, les renards, voir les sangliers pour certain(e)s pilotes. Une ou deux fautes de pilotage (bandes blanches, pavés, etc.) plus mes ratés précédents me font penser à l’abandon dès la fin de ce tour. Ca commence à faire beaucoup d’erreurs ! Et il y a cette météo. Je ne me fais plus plaisir.

Je quitte le parcours alors que « Marcus hymself » vient de me doubler avec un autre scootériste. Il attaquent le dernier tour, apparemment dans la bonne humeur. Je vais rendre mon transpondeur en tremblant. Pas de peur non, mais à cause du contraste entre le temps extérieur et la chaleur du hall du palais des sports.

Il est 23h00. Au barnum les copains m’on laissé de quoi me retaper après tant d’émotions.  Je me change rapidement et j’offre le whisky  à notre voisin de paddock. Arrive la concurrente rattrapée avant l’Espigoulier. Elle me confie avoir eu des problèmes d’humidité avec sa moto qui n’avançait plus et ratatouillait pas mal… je n’aurais pas dû la suivre, encore une leçon à retenir.  En tous cas elle a bien galéré pour rentrer ! Je vois aussi mon pote Serge qui a dû abandonner : il allait perdre dérouleur de RB et support. Pas de bol.

Nuit fraîche et humide, il n’a pas arrêté de pleuvoir. Petit déjeuner en se remémorant nos aventures et démontage-rangement approximatif de nos affaires en profitant de l’accalmie de la pluie. Ca n’empêche pas que l’on patauge un peu. De toutes façons il va falloir tout déballer et faire sécher en rentrant. On apprend que les deux dernières spéciales de nuit ont été annulée (brouillard). Les 71 concurrents restants ont quand même fait le tour de 150km pour être classés.

Thy et Phil nous quittent, il va y avoir des 125cc à vendre…  Avec Thierry on décide de prendre la route sans attendre la remise des prix. Retour sous un temps incertain qui nous oblige à squatter l’entrée d’un restau désaffecté sur une aire d’autoroute pour manger à l’abri. Nous refuserons du monde.

Bilan : scratch jour : 99/119 ; catégorie sport2 jour : 10/12 (mais il y a 2 Versys en tête, ça console… ) ; non classé scratch nuit et rallye : abandon.

Y a plus qu’à essayer de faire mieux au prochain, en espérant le beau temps

 

 

 

 

CR Rallye de la Sarthe 2014

 

Matin du jeudi 10 avril, départ pour le Rallye de La Sarthe qui a lieu les 12 & 13. Certes c’est un peu loin mais ce rallye comporte une spéciale sur le fameux circuit Bugatti du Mans, particularité qui attire des participants.

J’arrive en fin d’après-midi à La Suze/Sarthe qui accueille le parc coureur et d’où part le rallye. La commune met gratuitement à notre disposition les infrastructures du camping municipal, sympa. Je commence à être rodé, l’installation est vite terminée. Le hasard fait que je me suis à côté d’un autre sociétaire du MCD ( PapyThoum) et de ses amis de la catégorie Classiques.

installation
installation
les Classiques
les Classiques

 

Après les retrouvailles je vais repérer le village histoire de prendre mes marques.

le camping est au bord de La Sarthe
le camping est au bord de La Sarthe

Retour au paddock. Je retrouve une autre figure du MCD (Alain AMBLARD) qui est venue officier en tant que « singe » d’Albert CHOIN, concepteur des sides CHODA.

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Après le restau où je retrouve l’ami Serge et son assistant, je décide d’aller potasser l’itinéraire du rallye. En effet, après un aller-retour qui semble assez simple jusqu’au circuit Bugatti pour la première spéciale, le parcours de l’étape 1 nous emmène plein nord pour une seule grande boucle. Même si la deuxième spéciale est doublée (2ém & 4ém), autant ne pas jardiner, il n’y aura pas de 2éme chance.

J’interrompt ma séance studieuse à l’invitation de voisins qui, me voyant seul, m’invitent à boire un coup avec eux. Ce sera un fin de soirée sympa à faire connaissance, mais sans se mettre « chiffon »…

Vendredi. Après le petit déjeuner je part en reco sur le routier. Le RB (Road Book) est très bien fait. Pourtant il faut ouvrir l’œil. Ici un calvaire est en partie dissimulé par une haie, là la petite route se confond avec une entrée de ferme, plus loin il faut lever la tête pour voir que le repaire mentionné est perché sur un mur. Il y a aussi quelques intersections où l’on cherche désespérément le panneau indicateur repéré sur le RB pour s’apercevoir qu’on lui tourne le dos. Ajouté à cela que ce ne sont pas les carrefours qui manquent, que beaucoup se ressemblent, et je me dis qu’il va falloir rester concentré. D’ailleurs je passerai bien un quart d’heure sur un WP (Way Point) qui me ramène immanquablement dans une cour de ferme avant de découvrir qu’il faut continuer quelques dizaines de mètres après la ferme pour découvrir le bon carrefour… loupé du RB ou imprécision de ma part , ça arrive et je me dis que j’ai bien fait de reconnaitre : demain il vaudra mieux éviter ce genre de truc.

Retour au paddock, casse-croûte, et c’est l’heure des contrôles administratif et technique. La Versys et son pilote son déclarés bons pour le service, y a plus qu’à !

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Ce soir c’est repas partagé avec Serge et son pote. On ne traine pas trop car il n’y a pas de grâce matinée demain : les contraintes du Bugatti imposent un départ « à bonne heure ».

Serge et son pote
Serge et son pote

Samedi matin, réveil avant le lever du jour. La nuit a été fraîche, sans parler du lampadaire qui jouxte ma toile de tente qui est resté allumé toute la nuit. P*tain de lampadaire !!!  Il doit faire dans les 3 ou 4°. Faut dire que la Sarthe maintient le brouillard sur la région. Café, entretien du pilote, dernières vérifs de la Versys et des équipements puis je me dirige vers le départ. Comme d’habitude, le règlement du CFRR fait que je suis en fin de liste.

A l’instar de beaucoup de concurrents j’enfile la veste de pluie car même si la fraîcheur matinale laisse augurer d’une belle journée ça va être juste sur la moto. L’onglée nous guette ! Confirmation que le routier est relativement simple. Il est même fléché par endroit (certainement à cause des impératifs du circuit). Arrivée sans problème au CH du Bugatti, derrière les stands, là où se situe le paddock des diverses courses. Je suis dans la dernière série avec Serge qui est parti un peu avant moi. En attendant notre tour nous allons voir les séries précédentes. Chez les têtes d’affiche du championnat ça envoie du lourd ! Quant aux sides c’est toujours aussi impressionnant !

Notre tour arrive. On enlève les sacoches de réservoir. Serge me confie qu’il a oublié de mettre sa dorsale. Et sans dorsale pas de spéciale : si un gars que l’on ne connait pas vient nous taper dans le dos ce n’est pas par familiarité… Attente devant les stands, les moteurs tournent. Pendant que la série précédente en termine je me repasse le film de ma journée piste à Alès et de ce que j’y ai appris. Ben oui, pour ne pas être le bourrin du jour je suis quand même allé voir ce que c’était que la piste avant de m’inscrire ici. On se met en route pour le tour de reconnaissance. Je vois Serge aidé d’un commissaire qui recherche une dorsale auprès des gens présents.

Un peu de stress quand même que j’essaye de limiter en me motivant :  » Allez, ça va l’faire. Appliques ce que tu as appris à Alès et tout se passera bien ». En roulant j’essaye de me remémorer ce circuit où je venais voir mes premiers Bol d’Or dans les année 70. Mis à part le S avant la passerelle Dunlop, pas de grande différence si ce n’est que ça change quand même un peu quand on est sur la piste… 🙂 mais ça va. Je suis rapidement dans le bain.

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Fin de la reco. On se place en grille pour le tour de chauffe. Ca va déjà plus vite. Faut mémoriser les trajectoires, les freinages, etc. Le problème c’est que les autres font pareil… Retour sur la grille pour le départ réel de la 1ére spéciale du jour. Les yeux fixés sur le feu de  départ. Rouge…vert…banzaï…on lâche tout et gaz, enfin on essaye de faire du mieux que l’on peut. Je reconnais la bécane de Serge dans un intérieur. Tant mieux, il a trouvé une dorsale.  Petit à petit les groupes d’affinités se sont formés. Chacun essaye de se placer. J’hésite à doubler la moto qui me précède depuis un moment. La fille qui pilote va plus vite en ligne droite mais je pense que dans certains virages je suis plus rapide. Finalement je renonce : je suis là pour me faire plaisir, pas la peine de prendre trop de risques. Ni pour moi, ni pour elle. 4ém tour, passerelle Dunlop. Elle sort un peu large. Craignant une chute je coupe les gaz. Elle revient sur la piste. J’aurais dû en profiter pour passer, tant pis. Drapeau à damier, c’est fini. J’ai pris un grand pied ! Je repense aux années 70 où j’étais dans les tribunes. Aujourd’hui j’étais sur la piste. Petit moment d’émotion en quittant le circuit… Et merci à toute l’organisation : ils sont au top ! Je me classe 128éme de la spéciale sur 145, le poireau est à sa place…

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J’aurais peut-être dû enlever la veste pluie…

https://www.youtube.com/watch?v=MX7_OdCv1o8

Retour au paddock pour 1h00 d’assistance. Complément d’essence, de café, changement de RB, tout cela fait que le temps passe vite. C’est déjà le départ pour la suite de l’étape 1. La spéciale n°2 n’est pas très loin. Une longue file d’attente s’est accumulée au départ. J’apprends qu’un side s’est loupé dans un S. Nous attendons 2h45, temps de l’intervention des secours qui doivent redoubler d’attention pour secourir la passagère qui est handicapée. Assis sur le talus nous faisons bronzette. La chaleur aidant j’ai même failli m’endormir. L’agitation me sort de ma torpeur : ça repart. Nouvel arrêt d’un quart d’heure car nouvel sortie de route. Heureusement ces deux accidents sont sans gravité.

La spéciale de Maigné est plate et fait 3.2kms. C’est parti. Bout droit rapide et on est vite sur un double gauche qui s’enroule bien. De nouveau un bout relativement droit avant d’arriver à une série de virages que je n’ai pas trop mémorisés. Drapeaux jaune et rouge sortis, je me méfie. Immense courbe à gauche un peu aveugle à cause de la végétation et pas très prononcée, j’aurais dû débrancher un peu plus le cerveau, mais bon… Ca repart à droite, deux arbres isolés et épingle gauche qui se referme : mémorisé et ça se prend bien. On arrive rapidement sur un double gauche-droite. le premier est rapide, le deuxième plus serré. Grosses traces de freinages sur la route, l’herbe écrasée : c’est ici qu’il y a eu les sorties de route, méfiance. Dernier virage avant l’arrivée, je rate une vitesse, je râle. C’est fini : 108 sur 141.

Je continue vers le prochain CH. Le n°400 me rattrape. Il s’agit d’Eric FORTIN, qui est loin d’être un poireau : il a gagné quelques épreuves et gagnera le DDMT 2014 en classiques. Très sympa, pas la grosse tête. Il accompagne son pote qui découvre le Rallye, il est là pour se faire plaisir. Je les suis de loin. Au fil des kilomètres des groupes se forment. Chacun roule selon son envie, les temps impartis sont assez larges mais il ne faut quand même pas faire les touristes… le tout étant de pointer à l’heure, ni plus ni moins. A une intersection je vois Eric et son pote qui filent tout droit. Je klaxonne comme un malade : il faut prendre la route à droite. Je ne sais pas s’ils m’ont entendu mais je les vois qui font demi-tour.

Pointage à l’heure et on repart. J’ai bien fait de reconnaitre. Quelques portions de « routes à chèvres » de la campagne Sarthoise ne me surprennent pas et je ne m’égare pas dans les multiples changements de directions. J’arrive à FRESNAY/SARTHE. CH9, 15 minutes d’assistance et parc de regroupement pour un repas froid prévu. Je vais directe au parc vu que je n’ai pas besoin d’assistance. Ce faisant je pointe trop tôt ! Aïe, ça va faire beaucoup en pénalités ces 15 minutes d’avance !!! Je respire en apprenant que vu le retard accumulé sur l’ES2 il n’y aura pas de pénalités : tout ce qui peut faire gagner du temps est le bienvenu. Heureusement pour moi. 😎

Repas sans trainer et je repart avant l’heure prévu, vu que je peux. Je quitte cette très belle ville des Alpes Mancelles en me disant qu’hélas nous n’avons pas le temps de la visiter. Routier intéressant mais vicieux pour retourner dans la campagne. La encore merci la reco. CH12 sans encombre et je continue. Je passe devant la ferme où j’avais cherché mon chemin hier en me disant que c’était pourtant simple ! Mais bon, quand ça veut pas… J’arrive au départ de l’ES3. On nous apprend que l’ES4 est supprimée, toujours à cause du retard pris. On passera bien une 2ém fois à MAIGNE, mais sans chrono.

L’ES de COULANS/GEE est plus courte, 2.2km. Une première partie rapide puis, après une compression on arrive sur un droit ouvert suivi d’un gauche plus serré. S’ensuit une montée rapide avant une épingle régulière à droite, une courbe à  gauche, un bout droit et l’arrivée. Comme annoncé au briefing les routes ont été nettoyée. Tant mieux car c’était quand même bien pourri. 99/134, tout va bien.

Le routier continu vers le sud pour revenir sur le début, un peu avant l’ES2. Beaucoup de gens nous adressent de petits bonjours de la main. La moindre des choses est de leur répondre, ce qui fait la joie des enfants. A nouveau nous roulons en groupe. Certains participants maitrisant mal RB topographie et orientation préfèrent ne pas rouler seuls. Passage à vide dans l’ES4 qui a été annulé. Un peu plus loin il ne faut pas se laisser emporter : à droite c’était après le 1er passage, maintenant c’est à gauche pour rentrer. Dernier pointage à l’entrée du paddock. Je ne fais pas l’étape 2 (la nuit) donc la moto reste en parc fermé. Je la récupérerai plus tard, comme prévu au règlement.

Il est temps d’aller enlever cuirs et bottes et d’aller prendre une douche. En sortant des sanitaires je vais voir les classements. Au scratch de l’étape jour je suis 110ém sur 133. J’aurais peut-être pu faire un peu mieux, gagner quelques places, mais bon je termine et je me suis quand même fait plaisir. C’est le principal.

Je vais voir les copains qui sont en pleine préparation de l’étape nuit. Je fais connaissance avec le 385. L’aménagement de sa Versys me donne des idées, à voir pour 2015 au cas où je continuerais.

idées…

J’avais proposé mes services auprès de l’organisation. Je vais aux renseignements. Visiblement il y a assez de monde, on n’a pas besoin de moi. Je vais au départ de l’étape de nuit. Je vois les copains partir et ça fait quand même envie… en 2015 peut-être. Direction le ST LOUIS, à La Suze/Sarthe, pour le repas du soir. Bien que l’heure du service soit passée le patron me dresse un couvert. C’est sympa, je m’en rappellerai.

La nuit est bien avancée. Plutôt que d’aller sur une spéciale je range mon matériel. C’est autant de gagné pour demain où 8h00 de route m’attendent, je ne veux pas partir trop tard. Sommeil entrecoupé des passages de concurrents qui ravitaillent ou qui rentrent à la fin de l’étape de nuit. Réveil au petit jour, ça ronfle dur alentour ! Faut dire que la moto ça fatigue, un peu plus en rallye, et encore plus quand on fait la nuit. Je vais déjeuner au pays avant de terminer les préparatifs du départ. Les potes sont levés. Je vais leur dire au revoir avant de partir sans attendre la remise des prix.

Vivement le Rallye de l’Ain qui sera le prochain pour moi.  😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rallye des Garrigues-Denis

C’est reparti pour 2014 avec le premier rallye de la saison : Les Garrigues. Accompagné de madame, arrivée le jeudi. Nous allons voir notre hébergement (chambre d’hôte) avant de nous rendre au parc coureurs. Je retrouve les autres membres du MCD : Thierry, Jean Louis (qui vient en tant que commissaire), Philippe et les faux frères Amblard . Le MCD est bien représenté ! Je retrouve aussi avec joie la « famille rallye » et les connaissances. Je laisse moto et matériel sur place. Après le restau nous retournons à la chambre d’hôte.

Le Side d’Alain et Olivier suivi de Thierry, Mickaël, et votre serviteur.

Side AMBLARD (s)

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Rallye des Garrigues 2014

Deux étapes pour ce rallye, une de jour et une de nuit. Je ne fais que le jour qui se décompose en 2 grandes boucles et une plus petite au nord, suivi d’une boucle sud (100kmx2, 37.7km, 60.2km)
Vendredi nous retrouvons Thierry à 9h00 pour une reco de la boucle nord qui nous fait faire le tour du Pic du Canigou à travers Garrigues et Vignes. Sur le routier on est bon, on a bien interprété le RB. Le parcours est sympa. Gaffe quand même, les routes sont variées et les petites recèlent quelques pièges (graviers, trous, terre). Et elles ne manquent pas de virages en tous genres !
L’ES de MURLES est une succession de gauches/droites plus ou moins serrés en montée et descente lègères. L’ES de MURVIEL lès MONTPELLIER est plus variée : virage à angle droit dès le départ, enfilade de virages rapides, une bosse en aveugle suivi d’un droit, un peu de virages serrés pour terminer sur une succession de bouts droits entrecoupés de courbes rapides ; le tout vallonné. Ces deux ES se déroulent sur des petites routes typiques des Garrigues.
Midi, je laisse Thierry qui va reconnaitre la boucle sud.
Après le repas je prends la moto pour aller sur cette même boucle. Elle nous emmène vers les étangs du bord de mer et Sète. A l’aller comme au retour nous traversons les cultures locales qui sont desservies par des voies communales mi routes mi chemin, voir des bouts de chemins parsemés de trous et autres joyeusetés ! C’est là que je vais. Cette boucle se termine par une ES aux portes de LAVERUNE, mais recos interdites en moto dans les spéciales.
L’après-midi nous retrouvons Mickaël qui vient d’arriver. Nous passons aux contrôles et mettons les motos en parc fermé.

Samedi, on y est. La météo sera conforme aux prévisions : pluie par intermittence le matin, un peu plus sérieuse au fil de la journée, mais rien de catastrophique. Par contre les degrés s’envoleront avec le vent !
J’ai le n°364, je part vers 10h40. Évidemment je suis au parc fermé largement avant. Je regarde partir les copains du MCD et les autres. C’est à moi. Je vais à ma moto, derniers préparatifs et vérifications. Sortie du parc, mise en pré-grille, un petit mot au micro du Speaker, passage au chronométrage à l’heure dite, le carton et en route.
Le parcours est mémorisé mais je vérifie quand même en déroulant le RB. Après 4km de route je suis ralenti dans un village par une voiture qui roule au pas. Je décide de la doubler. Je devine une toile rouge sur la droite et je continue,  environ 20km pour arriver au 1er CH. Pas de pluie mais les résidus d’averses de la nuit sont bien présents. Ça glissouille par endroit. Au fil des kilomètres un groupe s’est formé et nous arrivons groupés au CH. Je pointe à l’heure et avance vers le départ de la spéciale.
Je me retrouve dans une grosse file d’attente où il y a Thierry et Michaël. Un concurrent est sorti de la route, sans gravité, mais il faut attendre l’arrivée d’une ambulance de remplacement pour relancer les départs. Thierry me demande si j’ai pointé au CP. « Un CP ! Il y avait un CP ? Où ça ? » Je comprends : la voiture doublée après 4km, la toile rouge… c’était là ! J’ai les boules car je suis passé au bon endroit, je n’ai pas fait d’erreur d’aiguillage mais je vais quand même prendre 3 minutes de pénalités. C’est comme ça. Le prochain coup j’ouvrirai un peu plus les yeux.

Après un bon moment d’attente qui m’a laissé le temps d’avaler un casse-croûte, les départs reprennent. C’est mon tour. La chaussée est humide. Je suis très méfiant, peut-être trop. Ça glissait avant et ça risque de glisser ici. Je sais qu’il y a une épingle à droite qui se referme mais je ne sais plus où, elle me surprend un peu. 2’27″44, pas terrible mais j’ai préféré assurer.

Les routes sont plus roulantes, les chaussées alternent sec et mouillé. Quelques gouttes ici et là, mais rien de sérieux. je ne traine pas trop car Thierry m’a prévenu : le retour à côté de l’ES1-3 est piègeux. J’ai quand même le temps d’apprécier le paysage. Des gens me saluent à l’entrée d’un village. C’est sympa, je leur répond. Nouvelles petites routes pour remonter sur les garrigues. 10km plus loin j’ai subitement un doute : « P’tain c’est pas vrai, je viens de rater un 2éme CP ! » Les gens là-bas, c’était un CP ! » Trop tard pour faire demi-tour, mais c’est quand même bizarre. J’ai vu les gens et pas les panneaux jaune et rouge habituels. Peut-être un photographe ? Bon, je verrai bien plus tard. Un peu plus loin je croise les meilleurs qui sont sur leur 2éme passage dans la boucle nord et roulent en groupe, V qui va bien. Les indications de Thierry étaient bonnes, quelques passages sont blindés de terre et de graviers. J’ai la chance d’avoir rejoint un concurrent qui m’ ouvre la route, ça aide. Arrivée au CH de l’ES2. Il y a un peu d’attente.

Je fais part de mes inquiétudes concernant le CP éventuel aux participants qui m’entourent. Pour eux il n’y avait pas de CP, juste des gens du coin. Un copain (Serge) viens vers moi : « t’as raté le 2éme CP !? Aïe, 3 minutes de plus ! » me dit-il avec un sourire en coin avant de me rassurer. Il n’y avait rien. Le con, j’ai failli y croire. Tout le monde se marre.

Serge. Mais y m'a fait peur ce con. lol
Serge. Mais y m’a fait peur ce con. lol

Départ de l’ES 2, la route est mouillée. Nous sommes prévenus que ça glisse juste après le départ et dans une moindre mesure sur le reste du parcours, il y a eu quelques chutes. Effectivement je vois un participant mettre la moto en travers à la sortie du 1er gauche. Gaffe ! C’est mon tour. Molo dans le gauche, ça va. Après l’enchainement rapide j’arrive à la fameuse bosse suivie du droit, bien signalés. Je monte à gauche pour basculer du bon côté. Après coup je me dis que le virage n’était peut-être pas si serré que ça, que j’ai trop ralenti. Arrivent les bouts droits et la fin de l’ES. 1’35″60.

Fin ES2
Fin ES2
fin ES2
fin ES2

13 minutes pour rentrer, pas de souci je suis à l’heure. A cause du retard accumulé les organisateurs ont supprimé la petite boucle nord. Je dois pointer dans 15 minutes pour le 2éme départ sur la grande boucle nord. Rien a faire sur la moto, je vais m’avaler un demi à la vitesse grand v car le temps passe vite. Un appel rapide à ma femme… et je me prends 15″ de pénalité pour retard au CH !

 

C’est reparti pour la 2éme boucle sous une météo toujours mitigée.  J’approche de l’endroit où était le CP. Je ralenti bien décidé à ne pas le louper ce coup-ci. Bien sûr il n’y en a plus… Petit  à petit un groupe de 7 ou 8 motos se forme, emmené par une concurrente qui avance bien. Tout le monde est à l’heure au CH. Au départ de l’ES3 (2éme passage dans l’ES1) je me renseigne sur l’état de la route. Elle est beaucoup moins humide que tout à l’heure. Je suis un peu plus en confiance mais je me fais encore surprendre par le droit qui se referme. 2’10 », c’est mieux.

Une vingtaine de km plus loin je suis rattrapé par Stéphane (n° 370 ) dont l’antique 650 Honda à cardan émet quelques flatulences mais a encore de beaux restes. Je l’ai entendu arriver de loin ! Je repasse à l’endroit où il y avait les gens. Ne reste qu’un papi et son petit-fils. Pour un peu je m’arrêterais leur faire la bise, tellement je suis heureux de ne pas avoir raté un deuxième CP au premier tour.

Stéphane et sa vénérable lâcheuse de pets bruyants.
Stéphane et sa vénérable lâcheuse de pets bruyants.

A l’approche de l’ES4 (2éme passage dans l’ES2) je remarque une moto béquillée en bord de route. Le temps de reconnaitre la bécane de Serge et je fais demi-tour pour voir si il a besoin d’aide. Personne alentour. J’entends crier en contrebas. C’est Serge qui me dit d’y aller. Il vient de tomber en pane d’essence et se ravitaille auprès d’une ferme. Je repart et pointe à l’heure au CH de l’ES4. Départ de la spéciale. Ici aussi ça a un peu séché. Je me méfie quand même de ce premier gauche mais passe plus vite. 1’26″30 et là encore je pense avoir trop ralenti dans le droit qui suit la bosse. Je pointe à l’heure au CH de Lavérune.

1h30 de coupure avant le départ sur la boucle sud. C’est plus qu’il n’en faut pour aller au parc coureur faire le plein et discuter un peu avec les copains. J’apprends que Mickaël se débrouille plus que bien pour son premier rallye et claque de bons chronos. Hélas il est tombé dans l’ES1 mais a pu repartir.

Je suis à l’heure pour attaquer la boucle sud. Bien m’a pris de reconnaitre la partie « olé olé » de cette boucle : après 5km nous prenons un chemin truffé de nids de poules sur sa droite. Je sais qu’il faut passer à gauche pour conserver un bon rythme. Carrefour suivant je m’arrête pour mettre le kilométrage du Stryker au niveau du RB (RAZ oublié du départ). Stéphane me rattrape et me fait signe de le suivre, il connaît les routes par coeur, c’est son coin. J’hésite car la moto me fait une impression bizarre par moment. Je me demande si je ne suis pas crevé. Je le laisse partir. J’apprendrai plus tard que je ne suis pas le seul à avoir eu cette impression. En fait la route était pleine de gazole sur lequel le Versys se promenait joyeusement. Je le rejoint dans un village où un papi lui fait un stop sous le nez. Heureusement il se méfiait. Nous attaquons de la « route à chèvres », de la vraie ! La encore merci les recos, je sais où passer. Nous arrivons à un CP. Celui là au moins je ne l’aurai pas raté. Retour sur la départementale pour rejoindre Lavérune et son ES6. Nous y arrivons dans les temps. Les discussions avec les pilotes présents nous informent de chutes et de routes très étroites et assez glissantes après que l’on soit passé devant un abri bus.

La nuit commence à tomber et c’est « entre chien et loup » que je prends le départ. J’ai tendance à me fixer sur les gilets réfléchissants des commissaires, pas bien ! Après l’abri bus, bien que roulant en phare (+code) je cherche un peu ma route. C’est effectivement très étroit,  je suis en mode lopette . Certainement à cause des incidents précédents les commissaires agitent une lampe pour indiquer la bonne route et éviter que l’on ne tire tout droit… dans un ruisseau ! L’essentiel est d’arriver. 1’56″33 pour 1.8km de spéciale…

Je vais mettre la moto en parc fermé. J’apprends que nos sidecaristes se sont loupés sur cette dernière spéciale et ont dû abandonner. Dommage, je crois qu’ils étaient en tête de leur catégorie.

Je vais rejoindre madame qui s’est bien gelée au bord de l’ES2-4 pour faire quelques photos. Nous allons manger  dans une pizzéria avec des amis du coin. Nous croisons Thierry et Mickaël que je regarde partir pour l’étape de nuit non sans quelques regrets.

Dimanche, je vais récupérer moto remorque et matériel pour le retour à la maison. J’apprends que Philippe a gagné sa catégorie, les classiques. Modeste, il précise que c’est grâce aux déboires des autres.

Pour la petite histoire j’étais logé au même endroit que Julien TONIUTTI, champion de France en titre. Malgré de fourbes séances de spiritisme nocturnes je n’ai pas réussi à lui soustraire une once de ses talents de pilote… dommage.

Je suis dans les profondeurs du classement au scratch jour, mais ce n’est pas grave. Je me suis bien fait plaisir. Et puis sans ces 3 minutes de pénalités je gagnais 18 places. Mais bon, c’est comme ça. En tous cas vivement La Sarthe.

V. Denis